30.07.2011
Robin Hobb : L'apprenti Assassin (L'assassin Royal – 1)
Je vous en parlais brièvement la semaine dernière (qui était en réalité mardi, m'informe-t-on sur la page d'accueil de mon blog) : j'ai établi une liste des lectures que je voulais faire cet été. La première de ces lectures concerne le cycle de L'Assassin Royal que j'avais commencé il y a plus de dix ans, et que je n'avais jamais fini. Je ne vais pas remettre le couvert avec mes a priori, car j'estime que dix ans ont passé et que je n'ai plus les mêmes attentes envers le héros principal (qui, lorsque j'avais 13 ou 14 ans, devaient plutôt consister en : soit un rebelle, soit infaillible, et mets la pâtée à ceux qui t'embêtent : bref, soit un adolescent rebelle parfait, et gare aux erreurs ou je te tourne le dos) ; je préfère donc repartir à zéro quant à cette lecture.
Cette semaine, j'ai donc fini la lecture du tome 1 de ce cycle, et je suis plutôt méga-emballée.
Robin Hobb : L'apprenti Assassin (L'assassin Royal – 1)
Avant de partir dans les révélations (non, non, il ne faudra pas tout lire si vous n'avez pas lu ce livre), je vais m'entraîner à l'exercice : « faisons un résumé qui ne donnera pas envie de lire ce livre »:
Fitz a six ans lorsque son grand-père le jette à la tête d'un soldat pour s'en débarrasser, afin que son père légitime (le roi-servant Chevalerie) s'en occupe, parce que bon, il n'a pas que ça à faire, dépenser des sous pour son rejeton. Suite à ces révélations (« quoi ? Le prince Chevalerie a un bâtard ? Eda ! ») Subtil, roi de son état, décide de faire venir le petit Fitz à la Cour alors que Chevalerie abdique, s'en allant vivre au loin, à la campagne. Mis sous la tutelle de Burrich, Maître d'écurie, ancien soldat et ami de Chevalerie ; Fitz grandi sans histoire mais un jour, alors qu'il finissait consciencieusement les restes d'un banquet, le roi Subtil le remarque et décide d'en faire son assassin politique, rôle qu'il doit, évidemment, tenir secret. Commence alors son éducation et l'histoire des Six-Duchés qui nous sera contée.
Je pourrais aussi vous dire que Fitz possède le Vif, une magie qui lui permet de comprendre et de se lier à des animaux, et dont il ne doit rien dire, parce que c'est un peu méga-mal-vu et qu'il se ferait sûrement légèrement tuer à cause de ça, mais je ne sais pas comment l'amener dans mon résumé qui n'est déjà pas bien drôle.
La qualité principale de ce roman, outre l'écriture fluide, le monde créé et l'histoire, est la personnalité des personnages : si on devine très vite qui sont les pourritures et les « gentils » (encore que, le héros principal est quand même un assassin), chaque personnage est très réaliste, a son lot de qualité, de défaut et de regret. Personne n'est parfait, malheureusement, il y a donc des événements, des paroles ou des attitudes qu'on regrettera, mais c'est ce qui fait (et fera, je l'espère) toute la richesse de l'histoire.
FitzChevalerie Loinvoyant
où à partir de où il ne faut plus lire
Avant toute chose, il ne faut pas oublier que Fitz** (ou « Le Bâtard » ; « Mon garçon » ; « Tom / Thomas ») est un adolescent. Un adolescent qui grandi seul, sous l'ombre d'un père que tout le monde regrette et décrit comme parfait . Construire son identité alors qu'on a été abandonné, qu'on n'a jamais vu son père dont la majorité de la population estime qu'on est la cause de son départ, ce n'est pas facile. La pression est d'autant plus grande que Burrich, voulant bien l'élever, lui rappelle sans arrêt qu'il a beau être un bâtard, il est du sang de Chevalerie, et qu'il ne devrait pas lui faire honte.
Peu de personnes l'apprécient ou lui sont fidèles : il y a évidemment Burrich (mais il ne le sait pas, il se considère comme un fardeau et pense que Burrich a tué son chien, son seul compagnon jusqu'alors), Molly (une jeune fille avec qui il traînait dans la ville, chapardant de la nourriture, mais elle s'est trouvé un donjuan puisqu'il n'était pas assez entreprenant), le Fou (qui est méga-trop-génial, mais qui est assez solitaire et énigmatique), Umbre (son professeur d'assassinat) et quelques fois Vérité (frère de Chevalerie, il est le nouveau roi-servant) ou Subtil. Son univers est dès lors très restreint : la solitude, les cours, les animaux, l'image de son père et les remarques sur son statut de bâtard. Ses seules figures paternelles (Burrich, Vérité, Umbre et Subtil) ne se rendent pas compte de sa solitude et du poids qui pèse sur ses épaules, soit parce qu'il ne peut pas en parler (Burrich ou Vérité, principalement, mais tous quand il s'agit du Vif), soit parce qu'ils sont trop naïf ou confiant (Vérité, le malheureux, qui était persuadé que Fitz connaissait le nom qu'il lui avait donné), soit parce qu'ils n'ont qu'un objectif en vue et que les malheurs des uns n'est pas très important (Subtil).
A son jeune âge, il est confronté à des issues politiques terribles et à des enjeux qui le dépassent. Il doit également apprendre à faire des choix plus que compliqué (je n'ai jamais eu pouvoir de vie ou de mort, et ce n'est pas un choix que j'aimerai avoir à faire), on peut donc comprendre qu'il soit à la fois perdu et bourré de défaut propres à l'adolescence : l'impétuosité, l'orgueil, la mauvaise foi, être centré sur soi plutôt que sur les autres et des problèmes « plus » important, ce qui implique forcément de faire des erreurs, d'avoir des regrets ou d'éprouver de la honte. Ce sont des choses que l'on a sûrement tous ressentis, quand on était injuste (plus ou moins volontairement) et ce sont des traits que l'on retrouve chez ce héros qui n'est pas parfait, et je dois dire que ça le rend, à mes yeux, beaucoup plus intéressant.
Il est d'ailleurs compliqué de lui en vouloir de se recentrer sur lui-même lorsqu'il subit des échecs personnels ou qu'il se sent abandonné de tous, alors que d'autres meurent volontairement à petit feu pour défendre le royaume, car ce sont à peu près les seuls moments qu'il s'accorde réellement et que, par ailleurs, il n'avait pas conscience de la souffrance des autres (ce qui est un peu le propre des adolescents, de toute manière) : il n'a pas vu Umbre lutter du haut de sa tour, il n'a pas vu Vérité se vider de sa santé en usant de l'Art*, jusqu'à ce qu'il y soit confronté, quelques jours après. Tout ce qu'il voyait, c'était sa solitude et ses échecs (et en prime, l'auteur lui donne l'excuse d'avoir subit l'attaque d'Art* de Galen, lui ayant brouillé l'esprit et donné des idées suicidaires et peu glorieuse sur sa propre personne, des fois qu'on aurait pas compris que même sans ça, il avait déjà quelques excuses de base).
Malgré tous ces défauts, et malgré sa qualité d'assassin, Fitz reste quelqu'un de bon, voir d'un peu naïf. Subtil a été direct avec lui : ce serait son assassin politique, c'est un peu à ça que servent les bâtards, zut. Oh, et à être une monnaie d'échange plutôt rentable, ou encore un émissaire qu'on peut perdre à la place d'un prince quand on doit envoyer du sang royal dans d'autres contrées. Bref, c'est de la chair à canon, mais de la chair à canon royal, et c'est super chouette. Donc, notre petit Fitz a appris très tôt que son rôle serait de tuer. Umbre à jouer à être Subtil en lui disant à peu près « tu sais, pour le moment je t'apprends, et apprendre n'est jamais mauvais. Ce n'est que dans quelques années que tu devras décider si tu dois tuer ou non » sauf que pour des questions de loyauté et de survie, il est évident que Fitzounet n'aura pas le choix. Malgré tout, il apprend (à tuer, à mentir, à se faufiler sans bruit), il apprend les enjeux politiques (et est vraiment doué pour son âge, j'en reste perplexe, mais c'est dû à l'Art, c'est Burrich qui l'a dit) (enfin, il a plutôt dit qu'il ne parlait pas comme un gosse, donc l'Art, et ma déduction fait le reste) mais il reste très très naïf, quand voulant bomber le torse et impressionner la jeune Molly, il lui explique comment tuer un bébé avec des herbes, avant de se rendre compte qu'on ne se vante pas de ce genre de savoir (et que oui, il agirait toujours dans l'ombre, et non, il ne sera pas un héros de champs de bataille).
Oui, bon, donc, je disais que MALGRE tous ces défauts, c'est quelqu'un de très chouette, qui s'attache vite aux autres, qui regrette ses paroles quand il blesse quelqu'un, qui est intelligent, qui aime les animaux et qui est très très loyal, particulièrement envers Vérité, ce qui est normal, car c'est le seul vrai roi dans mon cœur (et donc, dans le sien aussi, c'est évident).
Vérité**
Vérité est le fils de Subtil, frère de Chevalerie et demi-frère de Sournois Royal**. Élevé comme le second fils, devant seconder Chevalerie dans son maintient du Royaume, il devient roi-servant à la démission de celui-ci. Le royaume l'aimait bien, jusqu'aux attaques des pirates-rouges (ah, tiens, je n'en ai pas encore parlé ? Bon, en gros, ce sont des vilains pirates qui lancent de drôles de menaces après avoir kidnappé une partie de la population des villages « si vous payez la rançon, on est sympa, on vous renvoie leurs cadavres. Si vous ne payez pas la rançon, on vous les ramène vivant, ah ah ah ah ! ». La première attaque à eu lieu dans la ville de Forge, qui n'a pas payé la rançon à temps. Les personnes kidnappées ont été renvoyées dans leurs villages, vivants, sans une once d'âme humaine (ou animale) et passent leurs temps à piller, tuer et puer. Depuis, on les appelle des forgisés). Suite à ces attaques, ils ont commencés à regretter Chevalerie, qui avait le sens de la diplomatie, lui.
En effet, Vérité est avant tout un soldat. Il aime aller avec ses compagnons d'armes mener des combats, on ne lui pas appris la diplomatie. Et là où le bas blesse, c'est qu'il est très dur de lutter contre les pirates-rouges : ces derniers semblent connaître leurs mouvements, leurs positions, où se ravitailler et ne tombent jamais dans leurs pièges. Les Six-Duchés ayant vécu dans la paix a surtout construit des navires marchants, sont presque dépourvus de navires de guerre, bref, c'est un peu la débâcle. Vérité lutte comme il peut contre ces assauts en utilisant l'Art* afin de brouiller les navires et les envoyer contre les rochers. Il pratique nuit et jour, à s'en foutre la santé en l'air, à devenir décharné et l'ombre de lui-même. Et surtout, alors qu'il succombe un peu à l'Art*, il se déteste d'avoir à abattre ses ennemis ainsi, plutôt que de les avoir à la loyale, l'épée à la main (c'est une technique qui siérait beaucoup plus à Royal : c'est sournois). On ressent beaucoup d'amertume dans ses paroles, à devoir tuer les siens (ou du moins, savoir qu'on envoie Fitz tuer les leurs, les forgisés), et à devoir agir dans l'ombre.
Étrangement, alors qu'il donne sa santé pour son peuple et le maintient du royaume, Subtil semble lui préférer Royal, qui passe son temps à parader dans de nouvelles tenues qui ont dû coûter une fortune (et là, on est toutes très triste pour Vérité, qui a la classe, lui, et le sens des valeurs, de se sentir ainsi mal aimé de son père et n'être toujours que le deuxième). Évidemment, je présente Royal sous un mauvais jour, mais c'est parce que je ne l'aime pas, et que, vivant l'histoire à travers le narrateur (Fitz), je ne sais que ce que lui-même sait, c'est à dire, peu de chose sur les agissements de Royal : peut-être que Royal avait des raisons royales et diplomatiques de parader ainsi, et qu'il œuvrait lui aussi dans son coin. En attendant, je préfère dire qu'il se sa coulait douce pendant que d'autres perdaient leur santé.
Pour le bien de la nation, et afin de redonner de l'espoir au peuple, Subtil décide qu'il est temps pour Vérité de se marier : il envoie Royal lui trouver une épouse (terriblement mieux que ce qu'on pouvait espérer), ce qui permet de renforcer la bonne impression qu'on avait de Vérité : il est bon, juste, loyal, il ne veut pas qu'on mente à sa dulcinée (même s'il a envie qu'on parle de lui en bien, évidemment, il a quand même son orgueil, hein) mais il se marie un peu par dépit, car il aurait préféré un mariage d'amour, mais son papa a dit non, et il faut toujours obéir à son papa. Cet épisode permet également de confirmer que Royal, c'est rien qu'un vilain, que Galen, c'est rien qu'un vilain, que Fitz, il est un peu tout seul, mais que Vérité, il l'aime très très fort.
En fait, Vérité, est une des seules personnes à avoir toujours accepté Fitz pour ce qu'il était : le fils de son frère. Il ne lui en a jamais voulu d'être là ou d'exister, même si son existence à lui aussi en a été bouleversée, puisqu'il serait bien resté simple soldat aidant son frère à gérer le royaume. Il a toujours été distrait, et n'a jamais compris ou même vu la solitude que ressentait Fitz, avant qu'elle ne lui saute à la figure. Il fut l'oncle qui lui offrit de vieux jouets usés qu'il avait trouvé (et ce fut la seule personne à le faire), ce fut la personne qui lui accorda un lien de parenté à la mort de Chevalerie, ce fut la personne qui avait toujours une phrase gentille et désintéressée à dire quand il croisait Fitz (contrairement à Subtil**, qui aurait pu aussi s'appeler Manipulateur, mais il manipule subtilement, alors ça va,) et il en veut au roi de manipuler Fitz et de risquer de l'envoyer à la mort. Il s'en veut aussi de s'être fait manipulé par le roi au point de puiser dans l'énergie de Fitz (qui veut apprendre l'Art rien que pour l'aider lui, pas pour la gloire, c'est beau hein ?) et d'avoir risquer de le tuer.
Pour moi, c'est une figure paternelle distraite, qui comprend un peu tard la solitude et les dangers qui entourent Fitz, non pas par manque de compassion ou pas désintérêt mais parce qu'il ne fait pas attention. Au contraire, il aime beaucoup Fitz et je pense que c'est ce qui forme le nœud de leur relation : Fitz l'admire et l'apprécie parce que Vérité a toujours agit naturellement envers lui, et Vérité l'apprécie parce que Fitz l'apprécie pour ce qu'il est : aucun des deux n'est éblouit ou dégoutté par le statut de l'autre, et ça leur permet de créer un lien d'amour fraternel (mais si, j'y crois) et de confiance.
On peut aussi dire que Vérité est une figure de justice, de droiture et d'honnêteté : ce qu'il fait, il l'assume et il se bat pour ce qu'il pense être bien. Il est amer quand il doit agir de manière sournoise, il est plein de dégoût quand on utilise le fils de son frère, et il s'en veut quand il se rend compte que Fitz est noyé entre sa solitude et les complots de Galen/Royal. Il y a plusieurs exemples qui me viennent à l'esprit (par exemple, il se plaint ouvertement au Roi du statut de Fitz), et je trouve sincèrement que, même s'il déchire à tout instant, il déchirait particulièrement à ce moment là :
« « FitzChevalerie Loinvoyant. »
Ces mots me pétrifièrent. Je me retournai lentement.
« C'est ton nom, mon garçon. Je l'ai inscrit moi-même dans le journal militaire le jour où on t'a amené devant moi. Ça aussi, je croyais que tu le savais. Cesse de te considérer comme un bâtard, FitzChevalerie Loinvoyant. »
(l'emploi du « je croyais » montre bien que bon, il se rend compte un peu de rien, le petit Vérité, mais il l'a toujours considéré comme son neveu, et il lui enfonce bien le clou dans le crâne, c'est super méga-génial. Le moment où il lui demande, à lui, de parler en son nom à la princesse, parce qu'il a toujours eu l'impression qu'il l'aimait bien est fabuleux aussi ; c'te confiance hein !) (et à la fin, quand réveillé en pleine nuit à cause du Fitz qui artise en dormant, il est juste amusé devant tant de talent) (non, moi Vérité, malgré ses défauts [il se cache un peu la vérité, il ne sait pas trop s'imposer, il est distrait, il fait des choses qui le dégoûtent et plein d'autres petits défauts], c'est mon grand kiffe à moi, surtout qu'à un moment on utilise le mot Ours [sous-entendu, bourru, paluche d'ours] pour parler de lui, alors moi, je me retiens plus.).
Les autres personnages
Les personnages que j'aime :
Le fou : le fou est un personnage énigmatique, qu'on pourrait prendre pour un albinos (mais ce n'est pas le cas) qui rêve du destin des Six-Duchés. Il voit en Fitz l'élément principal qui peut faire changer l'avenir et s'évertue dès lors à le faire échapper à la mort. On apprend par la suite (grâce au découpage du roman, la voix du Fitz adulte parle à chaque début de chapitre) que Fitz fut la personne qui le (ou la?) connaissait le mieux et son meilleur ami.
Le fou paraît également être un personnage assez triste et confiné dans une solitude extrême. C'est peut-être pour cela qu'il apprécie d'autant Fitz.
Burrich : Burrich a bien conscience que rien dans sa situation n'est de la faute de Fitz et que c'est son roi et ami, Chevalerie, qui a eu une action déplacée. Malgré tout, il doit ruminer sa situation qui a bien changé avec l'abandon du trône de Chevalerie. Il prend en charge Fitz, sans trop savoir comme on élève un enfant, et découvre malgré-lui que celui-ci est doué du Vif : le Vif est une sorte de magie qui permet à celui de la possède de se lier avec un animal (de voir et sentir à travers lui, mais aussi de partager un lien unique et très fort), mais aussi de comprendre de manière générale, tous les animaux.
Le Vif est très mal vu dans ce Royaume : c'est une honte que de ce posséder ce don, et encore plus d'en user. Cela peut d'ailleurs mener à une mort certaine, puisqu'on accuse à demi-mot Galen d'avoir assassiner une jeune fille qui possédait ce don.
Burrich essaye donc de faire comprendre à Fitz qu'il ne doit pas utiliser ce don et qu'il se doit d'agir en homme, non en animal, autant pour lui que pour son père (à qui il a promis de bien l'élever). Quand il apprends que Fitz s'est de nouveau lié avec un animal, il a des paroles très dures envers lui, paroles qu'il n'a eu que parce que, malgré tout, il aime Fitz et qu'il ne veut pas le voir se détruire ainsi (pour preuve : il a provoqué Galen en duel et lui a filé une sérieuse raclée, quand ce dernier avait amoché Fitz, donc ouais, il aime bien ce petit sous son air je m'en-foutiste). Burrich est bourru et ne sait pas s'y prendre avec les autres, ce qui est source d'énormes malentendus avec Fitz.
A titre personnel, je pense que s'il est aussi dur avec Fitz au sujet du Vif, c'est parce que d'une part : il a peur pour lui, et que d'autre part : il est lui aussi doué de ce don, et qu'il sait ce qui peut arriver pour l'avoir vécu. Évidemment, ce don qu'aurait Burrich n'est qu'une supposition de ma part, mais il dit au début du roman que :
« « Le vif d'autrefois... » fit-il d'une voix lente. Son visage s'assombrit et il baissa les yeux sur ses mains comme si un péché lointain lui revenait en mémoire. « C'est le pouvoir du sang animal, comme l'Art provient de la lignée des rois. Ça se présente comme un don, au début, qui permet de comprendre le langage des bêtes. Mais d'un seul coup, ça t'attrape et ça t'attire vers le bas, ça te transforme en bête, et finalement il ne reste plus une parcelle d'humanité en toi ; tu cours, tu donnes de la voix et tu goûtes le sang, comme si tu n'avais jamais rien connu d'autre que la meute. A la fin, quand on te vois, on ne peut même plus imaginer que tu aies été un homme. » A mesure qu'il parlait, sa voix n'avait cessé de baisser ; il ne m'avait pas regardé une seule fois, tourné vers le feu dont il contemplait les flammes dansantes. « Il y en a qui disent qu'on prend une forme animale, à ce moment, mais qu'on tue avec la passion d'un homme et non avec la simple faim d'une bête. On tue pour tuer...
« C'est ça que tu veux, Fitz ? Prendre le sang royal que tu portes et le noyer dans le sang de la curée ?Être une bête parmi les bêtes, uniquement pour les connaissances que ça t'apporte ? Et pire encore, pense à ce qui t'attend avant :est-ce que tu as envie de l'odeur du sang te fasse chavirer l'humeur ? Que la vue d'une proie ferme la porte de ta raison ? » Sa voix avait encore baissé et j'y perçus l’écœurement qu'il ressentait à me poser ces questions. « Est-ce que tu veux te réveiller en sueur et fiévreux parce qu'une chienne du coin est en chaleur et que ton compagnon l'a senti ? C'est le genre de savoir que tu as envie d'apporter dans le lit de ta dame ? »»
Ce discours (pêché lointain / « t' » « tu » / « qu'on ») et la facilité qu'a Burrich de toujours savoir quand Fitz utilise son don, alors qu'il n'a qu'un air distrait et stupide dans ces moments là, m'a toujours fait penser que Burrich possède le Vif, qu'il s'est roulé dans le sang, et qu'il s'est réveillé fiévreux parce que son compagnon avait senti une femelle en chaleur (et parfois, je me mets à penser que Chevalerie le savait et qu'il l'a aider à s'en sortir, tout en l'acceptant, et que c'est pour ça qu'il lui est aussi loyal) et c'est pour cela qu'il est si dur envers lui : il ne sait pas par ouï-dire ce qu'il arrive aux personnes possédant le Vif, il l'a vécu et en est honteux. Il veut avant tout protéger cet enfant, qu'il aime bien, et qui est le fils de son seigneur d'âme Chevalerie.
Je me suis aussi demandé si ce n'est pas parce qu'il possédait cette magie animale qu'il a pu être l'homme-lige de Chevalerie : être homme-lige impose de pouvoir donner son énergie à une personne utilisant l'Art. Normalement, ce sont ceux qui sont doués de l'Art et qui ont appris à s'en servir qui peuvent donner leurs énergies au Roi-servant (cf. discours de Vérité). Vérité a dit, par ailleurs, qu'il avait pu prendre l'énergie de Fitz parce que le même sang coulait dans leurs veines. Alors, j'interroge : Burrich ne maîtrisant par l'Art, et n'étant pas de la famille de Chevalerie, n'aurait-il pas pu lui donner de l'énergie grâce à ce pouvoir ?
Umbre : Umbre est le demi-frère du roi Subtil. Comme Fitz, il a été utilisé en tant qu'Assassin politique. Avant d'accepter d'avoir un élève, il a tenu à ce que Fitz, contrairement à lui, sache que ce qu'il apprendrait servirait à tuer des gens. Il use d'un léger subterfuge en lui disant qu'apprendre ne faisait jamais de mal, et qu'il pourrait toujours fait on choix après, mais il apparaît évident qu'il est déçu de voir Fitz accepter son offre.
Ses choix ne sont jamais facile et il refuse de se mentir à lui même quant à ce qu'il est : il ne tue pas pour abréger les souffrances des autres, il ne tue pas dans les batailles, il tue sournoisement pour asseoir une politique.
Avec le temps, il s'attache à Fitz et regrette de l'avoir pris comme élève, car je doute qu'il veuille que ce soit la vie qu'il mène. Il est plein de sagesse, très intelligent et habile, et sait malheureusement qu'en tant que bâtard et qu’instrument du roi, il n'a pas beaucoup de choix. Il met d'ailleurs Fitz en garde contre cela : il doit être loyal et ne pas oublier que le roi n'hésitera pas à le sacrifier. Sa position est complexe, mais je ne doute pas de son amour pour le gamin.
Fouinot et Martel : Parce qu'ils sont entiers dans leur amour pour leur maître. Mais Robin Hobb, franchement, arrête de tuer les animaux, ça ne se fait pas !
***** : je ne dis rien, parce qu'en fait il apparaît dans le Tome 2.
Les personnages que, ça va, ils sont cool :
Dame Patience : Par moment, je la trouve agaçante, mais elle sait se faire pardonner. Elle avait l'air épanouie, libre comme l'air, excentrique et insouciante quand elle a rencontré Chevalerie. Et aujourd'hui, folle de douleur après la mort de son mari, elle regrette que Fitz ne soit pas son fils légitime, d'abord parce que Chevalerie serait alors encore en vie (comme il a été dit, le tuer alors qu'il était roi-servant aurait causé beaucoup plus de dégât), et peut-être regrette-t-elle aussi le manque d'éducation qu'à reçu Fitz du fait de sa condition.
Geairepu : C'est quand même la seule personne sans aucun lien officiel avec Fitz qui lui a fait confiance au point de lui demander d'être son apprenti !
Les personnages que je n'aime pas :
Subtil : Cet homme n'est pas mauvais dans le fond : il pense avant tout à son royaume et non pas à son pouvoir personnel. Quoiqu'il en soit, il est manipulateur, et serait près à perdre ses fils et petits-fils bâtards pour le maintien du royaume. Je n'aime pas sa façon de procéder, je n'aime pas ses manipulations, je n'aime pas le fait d'avoir des assassins politiques (et encore moins de les former si jeunes), mais lorsqu'on est au sommet du pouvoir, qu'on agit pour un peuple tout entier, les questions morales sont différentes. Ses décisions sont difficiles mais peut-être nécessaires pour sauver le plus grand nombre. Quoiqu'il en soit, je n'aime pas ses manières et j'ai l'impression qu'il ne laisse que peu de place aux sentiments (mais a-t-il seulement le choix ?)
Galen : Galen n'a pas de chance : c'est un bâtard dont la place n'est pas reconnue à la Cour et sa mère n'est qu'une vile manipulatrice qui a réussi à mettre dans la tête de ses deux fils (lui et Royal) que tout le monde était très très méchant à la Cour.
On ne sait pas pourquoi, il éprouvait une haine féroce contre Chevalerie et, lors d'un duel d'Art, celui-ci lui fit éprouver une passion passionnelle (je sais, je sais) à son encontre : il l'admirait, quoiqu'il arrive.
L'arrivée du Bâtard, fils de celui qui l'avait Artisé, ne pouvait qu’attiser une haine féroce, qui lui fera faire des choses très très mesquines, comme de vouloir tuer Fitz en lui embrouillant le cerveau, jaloux qu'il était de sa facilité à artiser.
C'est un personnage froid, austère, aigri, qui arrive parfaitement à manipuler les jeunes gens pour les faire devenir à leurs tours froids, austères et méprisables. Je trouve qu'on peut faire un parallèle vraiment intéressant entre Galen et Vérité, ce que je ne manquerait pas de faire dans la partie Société et Politique.
Il est finalement tué par Vérité, dans ce tome : alors qu'il tentait d'aspirer toute son énergie grâce à l'Art, Fitz, mourant, donne son énergie à son roi-servant, qui retrouvant ses facultés, est devenu plutôt en colère après ce presque-assassinat et a légèrement provoqué un arrêt-cardiaque à Galen.
Royal : Au début, je voulais le renommer Sournois (ou Connard) mais Pandora Black m'a fait remarquer qu'il avait un petit côté pompeux/hautain qui faisait qu'il portait très bien son nom, et c'est vrai.
Royal, le pauvre, est le troisième fils de Subtil. Vérité le reconnaît : le lien qui l'unissait à Chevalerie était tellement fort qu'il n'y avait peut-être pas de place pour une troisième personne, mais il ne s'en était pas rendu compte (quand je vous disais qu'il était distrait). Il est issu d'un deuxième mariage du roi Subtil, et sa mère, adonnée aux drogues, était devenue aigrie quant à sa position : toute sa haine et sa volonté de diviser le royaume, elle a su l'insuffler à son fils, qui, en plus de détester Fitz, doit le voir comme une menace (si on tuait 512 personnes de la famille royale, il pourrait peut-être accéder au trône, vous comprenez). En plus de ça, il ne possède pas le don de l'Art... pour résumer : il se sent exclus, peut-être pense-t-il que c'est dû à son statut de demi-frère (alors que ce n'est pas du tout le genre de Vérité, c'est juste un type aveugle mon petit Vérité), il ne sait pas artiser, ce qui l'exclut encore plus et sa mère avait un poison venimeux à la place de sa langue, qui l'a fait détester tout, tout le monde et vouloir être roi à la place du roi. Dans ces conditions, il avait peu de chance de devenir quelqu'un de sympa et effectivement, c'est devenu quelqu'un d'abject et de sournois (si vous n'avez toujours pas compris qu'il était sournois avec le nombre de fois où j'ai utilisé cet adjectif !).
Je n'ai pas de mot pour dire à quel point je le déteste, tant pour ce qu'il a fait dans ce tome (et franchement, c'est déjà beaucoup ! Rendre la vie impossible à Fitz, griller sa couverture, vouloir le faire tuer, attenter à la vie de Chevalerie via Galen...), que pour ce qu'il fera dans le futur (mais dont je ne dirais rien dans cet article).
La société et la politique
Un autre aspect que j'ai beaucoup apprécié dans ce roman est les petites notions politiques qui apparaissent ici et là. La plus flagrante est évidemment la présentation des « Oblats » (roi/reine) du peuple des montagnes : ces derniers sont là pour servir le peuple (ils peuvent tout aussi bien donner leur vie comme rançon que se faire dévorer par une bête qui attaquait un villageois). Lorsque la troupe des Six-Duchés arrive dans leur ville principale, pour le mariage de Vérité et de Kettrichken, et que certaines personnes se plaignent d'être fatiguées, des serviteurs arrivent pour les porter en chaise de voyage : il s'agissait en réalité de membre de la famille royale. Plus tard, lorsque des serviteurs rentrent dans la tente de Fitz, ce dernier ne sachant pas s'il s'agissait encore de membres de la famille royale ou de simple serviteurs, se montre particulièrement courtois et comprends que c'est peut-être cela, le secret de l'harmonie qui règne dans le peuple des montagnes :
« que tous, domestiques comme membres de la famille royale, fussent traités avec la même déférence. »
Alors oui, c'est une vision très naïve du respect qu'on peut avoir pour chacun, du pouvoir, et de la façon de régner, mais ce n'est pas le seul roman qui contiendrait une part d'utopie. Cette façon de gérer le pouvoir est d'ailleurs à mettre en parallèle avec la façon de gérer les Six-Duchés et le pouvoir que l'on a lorsqu'on est roi : Subtil ne semble pas vraiment être au service de son peuple, même s'il le protège. Cela dit, au Royaume des Six-Duchés, on ne tue pas les enfants faibles ou mal formés à la naissance, comme le fait le peuple des montagnes, chacun ses défauts...
Ces parallèles permettent aussi de se placer face au pouvoir : qu'impose-t-il à celui qui l'exerce ? Est-il exclusif (comme le voudraient Galen et Royal) ? Jusqu'où est-on près à aller pour le conserver ? Quelle est la contrepartie de ce dernier ?
Pour répondre à cette dernière question, je pourrais très bien reprendre l'exemple des Six-Duchés et du Peuple des montagnes, qui donne une réponse très politique, mais je préfère m'attarder sur Galen et sur Vérité. Je trouve que ces deux personnes ont une conception complètement différente de la vie, du respect, de l'enseignement, de l'Art et d'une certaine manière, du pouvoir qu'il confère. Ils sont de complets opposés, tant dans les valeurs que dans les actions.
Pour Galen, le pouvoir s'acquiert par la force : il détruit les autres, les éloigne de la société et les fait mépriser les plus faibles. Lorsqu'on lui impose d'enseigner l'Art à un groupe, il leur impose une exclusion totale de la société, se faisant, il créé lui-même un nouveau groupe social dont il est le chef. C'est lui qui exerce le pouvoir face à ses élèves, qui fait figure d'autorité et donc, quelque part de modèle et de « politique à tenir », si je puis dire. Le constat est plutôt triste : chacun accepte de s'humilier pensant faire partie d'une « élite » et dans l'espoir de recevoir une friandise en guise de récompense. Galen arrive à mener une déconstruction de soi et des autres incroyable, ou finalement, l'estime de soi, et des autres, disparaît. On accepte des comportements inacceptables (comme de regarder les autres se faire fouetter sans réagir) dans le seul but de ne pas être exclus. A terme, l'estime de soi et de sa propre valeur disparaît, surtout si on a échoué à un test.
Le pire dans tout cela, c'est qu'il n'obtient pas ce résultat en usant de l'Art, mais avec de la simple psychologie humaine. La peur de l'exclusion et l'appât de la reconnaissance produisent des résultats bien négatif dans la vie de tous les jours. Cet aspect m'a plu, car je suis encore une adolescente un peu attardée, malgré mes presque-25 ans, et j'avoue que par moment, à force de faire des tâches stupides et d'être entouré de gens qui ne me permettent pas d'avoir un comportement et un avis envers moi-même que je pourrais trouver valorisant, je tombe très vite dans ce cercle où, à défaut d'être dans le lot, on se trouve nul. Or, il faut que j'apprenne, comme Fitz doit l'apprendre/l'a appris, que notre valeur intrinsèque est tout autre, et que j'ai bien des qualités que je ne devrais pas oublier (comme l’honnêteté et un sens de la justice développé, même si j'ai des moments où la moquerie me fait m'égarer). Bref, revenons à notre assassin et nos artiseurs et à leur façon de voir le pouvoir et l'enseignement.
Vérité l'explique très bien quand il dit que Galen n'a rien enseigné du tout mais a dressé ses élèves. Je trouve ce terme d'autant plus important qu'il enlève tout libre-arbitre ou devoir que l'on aurait envers les autres, en tant que détenteur d'un pouvoir. Pour lui, l'enseignement, l'art et la valeur d'une personne sont tout autre, et on ne devrait pas avoir à s'imposer par la peur. Ce sont quand même deux façons de se faire respecter et d'imposer son pouvoir de manière bien différentes...
*: « L'Art, c'est comme la parole, mon garçon ; je n'ai pas besoin de crier pour te faire savoir ce que je désire : je peux m'adresser à toi poliment, ou faire une allusion, ou me faire comprendre d'un signe de tête et d'un sourire. Je puis artiser un homme et le persuader que c'est de sa propre volonté qu'il veut me rendre service. Mais tous ces raffinement échappent à Galen, dans l'emploi comme dans l'enseignement de l'Art : il ne connaît que la force pour s'imposer. La privation et la douleur sont certes un moyen d'abaisser les défenses d'un individus, mais Galen ne crois en aucun autre. Sollicité, elle, utilisait la ruse : elle me faisait observer un cerf-volant ou une poussière dans le soleil, elle me faisait me concentrer dessus comme si rien d'autre n'existait au monde, et d'un seul coup, elle était là, dans mon esprit, le sourire aux lèvres, et elle me complimentait. C'est elle qui m'a enseigné qu'être ouvert, c'est tout simplement ne pas être fermé. Et pour pénétrer dans l'esprit de quelqu'un, il suffit en grande partie de vouloir sortir du sien.
[…]
Quelqu'un t'a embrumé le cerveau, t'a embrouillé comme je le fais avec les navigateurs et les hommes de barres des Pirates, pour les convaincre qu'ils ont déjà relevé leur position et qu'ils suivent le bon cap, alors qu'ils se dirigent sur un courant de travers, les persuader qu'ils ont passé un amer alors qu'en réalité ils ne l'ont pas encore vu. De la même façon, quelqu'un t'a fait croire que tu ne pouvais pas artiser.
[…]
Se faire artiser par lui, c'était comme se faire piétiner par un étalon ; ou plutôt, comme se faire enfoncer la tête sous l'eau dans un fleuve impétueux. Il te rentrait dedans comme une masse, il larguait son renseignement et il repartait aussi vite qu'il était venu.
L'Art est très dangereux, car s'il permet aux différents membres de discuter entre eux (il n'existe pas uniquement pour manipuler l'esprit, il peut servir à discuter lorsqu'on se trouve à des centaines de kilomètres d'écart, les distances n'existent pas pour l'Art) il faut faire très attention à ne pas se laisser submerger par lui. Quand c'est le cas, une vague de plaisir et de bonheur vous submerge, au point d'en oublier de respirer : dans ces cas là, les personnes meurent, mais heureuses.
** : la légende veut que le nom que l'on donne à un nouveau-né forge son caractère et qu'une fois touché par l'Art, le nom devienne une qualité intrinsèque à la personne, dont il ne pourra se défaire.
J'arrête là cet article d'une longueur et d'un intérêt plus que douteux (même si, comme vous le voyez, ça ne m'empêche pas de partager mon avis).
Sachez également que j'ai acheté le tome 1 du Trône de Fer (l'intégrale, édition J'ai Lu) mais que je ne suis qu'à la page 28. Néanmoins, Monsieur le Roi Stark a dit quelque chose de très important :
« Il ne tarde guère à oublier ce qu'est la mort, le chef qui se cache derrière des exécuteurs mercenaires. »
Subtil devrait veiller à ne pas l'oublier. Non mais oh.
19:59 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : robin hobb, hobb, l'apprenti assassin, l'assassin royal, assassin royal, fitz, fitzchevalerie, vérité


Commentaires
Alors ce billet est d'un intérêt tout sauf douteux, il est même super trop bien, et je pense que je suis d'accord avec tout ce que tu dis (en plus tu me cites pour Royal, et tu cites Ned Stark à la fin, je pense donc que ce billet est limite au dessus de la perfection !)
Je suis d'accord pour Burrich, en plus il me semble qu'il fait une allusion plus claire vers la fin du bouquin.
Et comment je comprends trooooooooop ton kiffe sur Vérité, parce que Vérité, il est trop bien *cœurs cœurs cœurs* (une fois que je t'aurai laissé respirer avec le lobbying Trône de Fer, je tenterai un lobbying Ligue du Parchemin de Tad Williams, parce qu'il faut que tu rencontres le Prince Josua, il est parfait) (enfin non, il est PAS parfait, mais tu vois ce que je veux dire) (bref) (ah Josua) (mais je m'égare).
J'aime beaucoup Patience aussi, tout comme la relation qui se met en place entre elle et Fitz. J'ai hâte de voir plus de Kettriken, et le Fou hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii voilà quoi.
Écrit par : Pando | 30.07.2011
Répondre à ce commentaireJe suis entièrement d'accord avec tout ce que tu dis (ton classement des personnages super - moyen - et franchement pas cool me plait beaucoup, rien à redire).
Par contre pour Burrich je n'avais pas vu ça comme ça...mais c'est intéressant et oui que Robin Hobb arrête de tuer les animaux ça suffit maintenant!
Enfin, ravie d'avoir introduit cette lecture commune! Vivement le tome 2 et on va devoir botter les fesses à Kuza!
Écrit par : Perséphone | 30.07.2011
Répondre à ce commentairePerséphone : hi, mais tu as tout lu finalement ! Je suis ravie que ça t'ai plus, comme article. Pour Burrich, c'est l'idée que je me suis faite depuis le début, et tant que je n'ai pas d'élément contraire, je considère que c'est la vérité vraie. Tiens, à ce sujet Pando, j'ai honte : je n'ai pas relevé l'allusion hyper claire de la fin (je devais être dans ma phase : je vais finir, mon dieu, pauvres chiens, et Royal, je vais l'embrocher moi si ça continue).
Écrit par : Pandamouflé | 30.07.2011
Répondre à ce commentaireJ'extrapole complètement où y a bien une petite baleine sous ce caillou?
Écrit par : Pando | 31.07.2011
Répondre à ce commentaireDonc, tu n'extrapoles pas, il y a une jolie baleine sous le caillou.
Écrit par : Pandamouflé | 31.07.2011
Répondre à ce commentaireBonne continuation de lecture en tout cas ! ;-)
Écrit par : Fauvette | 10.08.2011
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