02.05.2012
Supernatural (Saison 1 à 5)
Je vous bassine souvent avec mes « oh, moi, je suis plutôt longue à regarder mes séries » et bien, j’en ai maintenant la preuve : je viens de finir la 5ème saison de Supernatural alors que j’avais commencé la série en novembre 2009. Voilà, c’est dit.
Supernatural

Bonjour, je suis l'Impala, le personnage principal de cette série.
J’ai longtemps été dubitative quant à cette série : deux acteurs censé être mignons, des histoires de fantômes et de morts-vivants : je la pensais calibrée pour les jeunes adolescentes en surplus d’hormones qui n’avaient pas la chance d’avoir de feu de camps pour se raconter des histoires qui font peur. Cependant, j’ai deux amies plutôt convaincantes qui ont réussi à faire flancher ma volonté (plutôt bien arrêtée à l’époque) et à me faire acheter le coffret 3 saisons disponible sur amazon anglais (oui, je suis comme ça, quand je vois 3 saisons à 20/25 épisodes de 50 minutes pour seulement 30€, j’achète sans connaître). Il y a tout de même eu une autre raison qui m’a poussé à acheter le coffret : l’équipe en charge de la série promettait avec des yeux transpirant l’honnêteté et la sincérité que : « on a le scénario complet en tête depuis le début, il y aura 5 saisons et ensuite ce sera la fin, promis-juré ». Cette phrase sous-entendait que nous aurions le droit à un scénario cohérent, des personnages travaillés, une volonté d’arrêter la série quand il le fallait et seulement deux saisons supplémentaires à acheter : pourquoi ne pas tenter le coup ?
Depuis, ils ont détruits tous mes rêves : la saison 7 est en cours de diffusion. Pourtant, la saison 5 offrait une véritable fin à la série, mais ils ont préféré surfer sur le succès plutôt que de mettre le difficile mot « fin » à leur projet (il faut dire qu’ils avaient l’air de s’amuser énormément sur les plateaux). Pour les condamner un peu plus à mes yeux, je sais de source sûre qu’ils ont massacré (psychologiquement parlant) un personnage auquel je tiens beaucoup. Je considère donc, en jugeant sans connaître (ce qui est très mal, les enfants, ne reproduisez pas ce comportement à la maison) que les saisons faisant suites à la saison 5 ne sont que des fanfictions écrites pour se faire plaisir par les scénaristes (et avouons-le, c’est chouette de s’amuser avec des personnages qu’on aime bien), mais n’est en aucun cas la vraie série Supernatural (un jour, je vais arrêter ce trip mégalomaniaque où je prétends connaître mieux une série et la personnalité des personnages que leurs créateurs eux-mêmes).
Saison 1 à Saison 5 (oh, zut, c’est encore plein de spoiler à partir d’ici)
Comme je vous l’ai expliqué un peu plus haut, j’ai commencé cette série en novembre 2009, il y a un peu plus de deux ans maintenant. Il est donc évident que j’aurais beaucoup trop de mal à vous parler de manière réfléchie des anciens épisodes (là, tout de suite, j’ai envie de parler de la fin de la saison 5, de Chuck et des « bon, ça va, on l’a compris ça »), de l’évolution dans la psychologie des personnages, je vais oublier des passages hilarants (regardez Yellow Fever !), je vais oublier des passages dramatiques, je vais oublier de parler de certaines personnes. Bref… je vais vous parler de cette série, mais je vais très mal en parler.
Lorsque vous regarderez le premier épisode de Supernatural, vous risquez de vous dire « aaaah la voiture » (qui ne tombe pas amoureux de l’Impala sorte de ce blog), « hiiii le rock’n’roll » puis, à la fin du premier épisode « hey, ça va, c’est sympa comme série finalement. Je n’aurais pas été aussi enthousiaste qu’elle, mais c’est sympa ». Ne soyez pas déçu de ne pas être aussi emportée que moi (je suis une fille facile en ce qui concerne les séries, je vous le répète, et j’ai surtout 5 saisons derrière moi), ou si vous trouvez ça « juste sympa » : un des points fort de la série est son évolution, elle gagne à chaque saison. En effet, fréquenter des êtres qui sèment la mort permet de travailler la psychologie des héros et on finit par être embarqué dans un truc bien plus gros que ce à quoi on pensait au début, à tel point que, vers la fin, on peut en venir à regretter l’ambiance des premières saisons où Dean et Sam parcouraient l’Amérique pour simplement dézinguer des êtres maléfiques (mais finalement cela nous donne une excuse pour revoir les premiers épisodes (ce que j’ai envie de faire maintenant, merci bien), alors ce n’est pas si mal).
Outre l’Impala, la musique, la bière et les personnages, il faut reconnaître d’autres qualités à cette série comme l’humour (qui fait souvent retomber la pression en début de saison), l’ « hommage » qu’ils rendent aux fans de la série (je crois bien que c’est la première série qui intègre les fandoms aux scénarios), la volonté qu’ils ont de ne pas se prendre au sérieux, l’amour qu’ils portent au cinéma (cet amour se voit très nettement dans la saison 4) et le fait que je soupçonne très fortement les scénaristes d’être fan de Neil Gaiman (j’ai cru trouver plusieurs références, notamment à American Gods et à Good Omens)(en même temps, je suis un peu fan de Neil Gaiman, alors j’ai envie de croire que tout le monde l’aime).
Les frères Winchester

Tout au long de la série, la personnalité et les attentes des deux frères Winchester resteront diamétralement opposés. Pour planter le décor, Dean et Sam Winchester ont passé leur enfance à parcourir l’Amérique et à chasser les démons (leur père était un peu furax : un démon aux yeux jaunes avait tué sa femme, pile au-dessus du lit de Sam bébé, c’était un peu rageant quand même). Si Dean y a trouvé son compte, Sam Winchester rêvait, lui, de mener une vie normale dans une école fixe. Forcément, une fois adulte, leurs routes se sont quittées : Dean est resté avec son père dans l’Impala pendant que Sam partait étudier à l’Université. Pour les besoins de la série, il a fallu réunir les deux frères au sein de l’Impala : quoi de mieux que la disparition de leur père ? La mort de la petite-amie de Sam, évidemment ! Lorsque Dean débarque en pleine nuit dans l’appartement de son frère pour lui apprendre que leur père a disparu lors d’une chasse aux démons, cela ne suffit pas à convaincre Sam de reprendre la route ad vitam eternam. Lui, il a assez donné. Son père, qui ressemblait plus à un sergent instructeur qu’à un père qui t’apprends à jouer au baseball, n’a pas réussi à gagner une place bien chaude dans le creux de son cœur. Il faut dire qu’il n’a jamais eu l’impression d’être assez bien pour lui, ni de vraiment compter. Ce coup de massue est assez dur à encaisser pour Dean qui place la famille avant tout. Il a toujours aimé son père, compris pourquoi il les entraînait au combat (il y a vraiment des monstres sous le lit) et il considère que tuer les démons et sauver des vies, c’est bien et c’est leurs jobs – et puis, qui d’autre le ferait ? (et que somme toute, parcourir l’Amérique à bord de l’Impala, en buvant de la bière et en draguant des jeunes filles est une vie fort agréable).
Fort « heureusement », la mort de sa petite-amie pousse Sam à quitter la douce vie qu’il venait de se créer et à rejoindre son frère au sein de l’Impala pour rechercher leur père (qui mourra au début de saison 2) (puis pour rechercher le démon aux yeux jaunes, empêcher l’ascension de Lilith et enfin, arrêter l’Apocalypse. Rien que ça, oui, oui…).
Si je veux rester objective, Sam avait toutes les raisons du monde d’en avoir marre de chasser des démons, de les débusquer, les tuer et de ne jamais rester dans une même ville. Il avait même le droit d’en avoir marre d’un père qui ne faisait que les blinder pour la guerre (ce qui partait d’une bonne intention : il voulait les protéger). Seulement, lorsqu’on débute la série, tout ce qu’on voit, c’est un fils qui refuse de partir à la recherche de son père et un frère qui laisse tomber son autre frère, qui lui est plutôt fendard. D’ailleurs, quand vous êtes encroutés dans votre vie, prendre une voiture pour parcourir les états en s’arrêtant dans des pubs pour boire de la bière et manger des hamburgers, ça donne incroyablement envie. Du coup, je ne sais pas pour vous, mais moi, je me suis immédiatement sentie plus attirée par Dean que par Sam.
Cette sensation n’a fait que se confirmer tout au long de la série, même si certains de ses comportements n’étaient pas cools (par exemple, c’est un raciste des vampires. Alors que moi, je suis comme Sam, j’ai envie de prendre les gens dans mes bras et leurs dire « you, brave little soldier, I acknowledge your pain. Come here! You’re too precious for this world! » et de croire que même les vampires peuvent être gentils).

Dans cette série, on parle beaucoup de nourriture.
Dean a un véritable amour pour sa famille, il a un incroyable sens du dévouement, surtout quand il s’agit de son frère (je n’ai jamais vu quelqu’un protéger ou se sacrifier autant pour son frère) et, surtout, il est amusant. Quand toute l’aventure ne consiste qu’à se balader, prendre quelques risques, sauver des gens, draguer des nanas dans un bar, nous le soutenons dans l’aventure : sérieusement, pourquoi refuser une telle vie, faite d’aventure et de rock ? Quelqu’un a une impala à vendre dans le coin ?
Malheureusement, au cours de l’aventure, les données changent. Ils commencent par perdre leur père, les amis suivent, des tas d’innocents meurent, même Sam fini par mourir (et par revenir, ouh yeah, ce n’est pas n’importe quel frère ce Dean !). Quand Dean est fatigué de voir les gens souffrir et mourir, on le comprend. Quand il rêve d’une vie de famille, on est triste pour lui (mais je n’arrive décidément pas à l’imaginer dans une vie purement casanière). Et quand Sam veut l’obliger à continuer de tuer des démons, on a envie de lui dire : « mais enfin, tu ne vois pas que ton frère est fatigué, qu’il n’en peut plus ? », ce qui peut paraître plutôt injuste, vu qu’on lui reprochait de ne pas vouloir aller zigouiller des tas de démons au début de la série. La donne aurait certainement été différente si nous avions suivie l’enfance de Sam, obligé de ne tisser aucun lien sous peine de devoir les détruire régulièrement, mais ce n’est pas le cas.
Cette différence dans les attentes et dans les rêves se retrouve dans la saison 5 où, après toutes ces aventures partagées, après tout le dévouement dont a fait preuve Dean (oui, je sais, on voit où va ma préférence… mais j’aime bien Sam passé sa phase « je suis meilleur que toi, je sais ce que je fais quand me shoot au sang de démon, dégage » - où là encore il avait une excuse, puisqu’il s’est retrouvé seul après la mort de Dean [euh… oui, tout le monde meurt et reviens à la vie. C’est pour pouvoir faire l’Apocalypse]. Il pensait vraiment faire le bien, se préparer à tuer Lilith et, surtout, tuer les démons sans tuer le corps des humains qu’ils utilisent), ils meurent tous les deux (encore…) et arrivent au Paradis. Ils revivent alors les meilleures moments de leurs vies : Dean revis des moments partagés en famille, Sam, lui, ne revit que les moments où il était hors de sa famille ou les moments où il la quittait. Cet épisode fait appel à des rêves différents, mais tout aussi inaccessibles, des deux frères Winchester : l’évasion d’un monde sombre pour une vie normale et le rêve d’une vie de famille soudée et réunie. Les deux rêves sont légitimes, mais savoir qu’après tous ces drames la famille reste un « fardeau » aimant auquel Sam veut échapper, ça fait un peu mal (même si, avouons-le, personne ne voudrait vraiment d’une vie jonchée de morts et de démons).
Heureusement, la relation des frères Winchester ne se limite pas à cette confrontation d’idéaux, ils vivent aussi une belle relation où l’amour, la confiance, la nourriture et l’humour a une place prioritaire. Comme toute relation forte, il y aura des hauts (ah, les épisodes pleins d’humour !) et de bas, où la confiance sera énormément amoindrie. Les questionnements sur la morale (Pouvons-nous tuer une jeune fille vierge pour sauver le monde ?), les sentiments, les relations jalonnent la série, sans la rendre trop lourde, même si certaines questions ou sentiments deviennent un peu redondant à la fin de la cinquième saison.
Castiel
Je suis extrêmement étonnée de me rendre compte que Castiel, personnage dont je suis tombée irrémédiablement fan (je te maudis saison 6 !), n’apparaît qu’à partir de la saison 4 tant il fait aujourd’hui partie intégrante de la série.
Petit retour en arrière pour expliquer son arrivée : à la fin de la saison 3, Dean se fait manger par les chiens des enfers (cette scène était d’ailleurs d’un ridicule ! J’en garde un souvenir mémorable) pour avoir vendu son âme un an auparavant, histoire de ramener Sam à la vie. Quel étonnement alors, au début de la saison 4, de le voir revenir à la vie du fin fond de sa tombe ! Et bien, tout ça, c’est grâce à Castiel qui l’a sorti des enfers (et là, j’aimerai bien vous mettre un petit smiley dansant. J’ai souvent envie d’en mettre quand je parle de Castiel. Tout à l’heure je voulais en mettre un en mode « amen »).
Au début, il est un peu flippant. Classe, mais autoritaire et flippant. Notre joyeuse petite troupe a d’ailleurs essayé de le tuer à coup de couteau-anti-démon, mais ça a raté. Notamment parce que Castiel est un ange. Ah, ça, ça a secoué Dean au tout début : plus de 20 ans qu’il chasse les démons, plus de trois saisons qu’on suit ses aventures et on nous ferait croire qu’aucun ange ne s’était déplacé avant ? Genre, ils existent vraiment, quoi. Et bien oui. Après cette révélation, on peut comprendre que Dean ne l’accueil pas les bras grands ouverts : sérieux, ils servent à quoi s’ils laissent des petits humains se battre contre la prolifération démonienne ? Hein ?
Et bien, ils servent à porter des trench-coats, à manger des hamburgers et à boire des liquor stores. Principalement.

Moi ? Aller avec cette fille de joie ?
De tous les personnages, Castiel est sûrement celui qui a fait – volontairement - le plus de sacrifice pour aider les frères Winchester à lutter contre l’Apocalypse. D’accord, Dean a bien vendu son âme pour ramener son frère à la vie, mais il était tout déprimé et tout triste, alors c’était surtout un peu égoïste (et il le sait : il avait reproché à son père de l’avoir fait la saison d’avant, ah !). D’accord, ses amis et sa famille est morte, mais ce n’était pas vraiment volontaire. Castiel, lui, a vécu des millénaires au milieu de ses frères les anges, a passé sa très longue vie à avoir foi en Dieu-son-père et en ses frères et lorsqu’il décide de donner sa chance à Dean et à Sam et de tourner le dos à ses frères (qui sont de vrais bâtards, ça peut être méchant un ange, je ne pensais pas !) voir même de les tuer pour protéger ses nouveaux amis, je trouve ça vachement fort. Renier des millénaires de croyance et de foi pour donner leurs chances à deux petits humains qu’ils l’ont émus, moi, et bah, je ne trouve pas les mots. Et j’ai envie de tarter Dean qui ne se rend pas compte des sacrifices effectués, c’est dire.
En plus de ça, son côté un peu décalé et déconnecté de la réalité des conventions sociales entre êtres humains rend son personnage drôlement attachant. Je garde en souvenir ce Cass’ esseulé au bord de la route prêt à attendre sans bouger que Dean ait fini de roupiller. Ou cette scène où, effrayé, il part fricoter avec une prostituée avant de se faire éjecté pour avoir parlé de son père. Et ce moment où il joue au FBI sans comprendre pourquoi c’est étrange de parler de démons. Mentir ? Mais ? Pourquoi ? C’est tellement étrange !
Voilà, tout ça, c’est Castiel. Droit dans ses bottes, dévoué, volontaire, impliqué, drôle malgré lui, attaché à ses petits amis, ange en colère, prêt à tout (même à mourir). Ah. Castiel. Je sais, j’en parle mais, mais Castiel quoi !
Bobby Singer
Bobby Singer est un ami du père Winchester qui aide Sam et Dean à tuer des démons et à déjouer l’Apocalypse. On aime aussi Bobby, il est drôle, dévoué, c’est la figure paternelle perdue et il est classe.
Je me rends compte que j’ai peu de chose à dire sur lui. Comme j’en ai peu sur Helen the Hunter et sa fille Jo’(qui était un peu minable dans un des épisodes, avant de devenir cool). Mais sachez qu’ils sont vraiment chouettes et qu’ils méritent qu’on parle d’eux. Ce qui est fait.
Trickster
Trickster est un personnage qui apparaît dans des épisodes mémorables de Supernatural. Alors même qu’il est présenté comme un ennemi, ses pitreries ont fait que je n’ai pas pu m’empêcher de le trouver trop cool. À tel point que je priais pour le revoir dans d’autres épisodes et mon vœu fut exaucé.
Les scénaristes ont décidé de nous surprendre en révélant que Trickster, que nous pensions être un simple demi-dieu, était en réalité l’archange Gabriel. Si ce dernier a pris les Winchester pour cible, c’était pour les voir accomplir leur destiné, à savoir : être les vessels de Lucifer et de Michael (dont le combat décidera du camp gagnant lors de l’Apocalypse). Après une douloureuse explication (pour lui-même, surtout), il se rendra compte que s’il se cache sur Terre, c’est pour évider de faire face à ses responsabilités et de faire un choix entre ses deux frères (Lucifer et Michael, l’Apocalypse, tout ça) ou de désobéir à son père (qui est quand même Dieu, rappelons-le).

Après cette explication, et beaucoup de réflexion, il décide d’aider les deux frères Winchester (et hop, un autre point pour M. Trickster) à défier l’Apocalypse parce qu’il trouve les humains assez cools, quand même. Et là, attention, une nouvelle surprise m’a laissé pantoise et assez euphorique : Gabriel est également un ancien dieu nordique du nom de Loki. On peut dire qu’il cumule les avantages.
Cet épisode, en plus de me faire sauter sur ma chaise (des anciens dieux partout ! ) m’a assez amusé : les scénaristes ont décidé de faire de Gabriel, un archange luttant contre l’Apocalypse, un autre dieu du nom de Loki, responsable, lui, du crépuscule des dieux dans la mythologie nordique (oui, ça m’a fait rire, c’est assez ironique) (J’ai un peu moins ri quand Lucifer l’a tué, contre sa « volonté »). Quand j’ai vu le discours final entre Michael et Lucifer, j’étais très énervée, mais j’y reviendrai plus tard. Non, je vais même y revenir tout de suite, parce que Chuck et Lucifer m’ont bien énervé sur ce coup là :
Chuck, Dieu, Lucifer, WTF ?
Depuis plusieurs épisodes, on s’y est fait : les anges sont fatigués : ils veulent l’Apocalypse pour mettre fin à cette guerre perpétuelle avec les démons et régner sur Terre. Lucifer et Michael veulent alors faire un super combat sur Terre (l’Apocalypse) et ont besoin, pour cela, d’utiliser les corps de Dean et de Sam, représentant les deux frères ayant suivi un chemin différents que sont Lucifer et Michael.
Pour cela, Lucifer avait besoin de sortir de sa prison et a tout mis en œuvre, depuis des années, pour que le grand moment arrive : du démon aux yeux jaunes tuant la mère de Sam aux amis qui l’entouraient à la faculté, Sam n’a jamais été très éloigné des démons qui veillaient sur lui d’un œil rusé. Le sang qu’il buvait ? Nécessaire pour tuer Lilith qui représentait le dernier sceau (rappelons que Dean a brisé le premier, pour équilibrer la balance, tout n’est pas de la faute de Sam, merde).
Dans cette quête de l’Apocalypse, les démons et les anges sont descendus sur Terre, multipliant les meurtres, que ce soit de parfaits inconnus ou des êtres aimés. Les Winchesters ont poursuivis les démons, ont été poursuivis, il y a eu de la torture et beaucoup de souffrance. Bref, ça a été un gros bordel.
Lorsque Trickster décide de finalement prendre parti pour les humains, qu’il aime bien, Lucifer le prie de ne pas se mettre dans son chemin parce qu’il n’a pas envie de tuer son frère. Comme Trickster tient bon, c’est à contrecœur qu’il tue son frère adoré (ô, tristesse).

Finalement, Michael et Lucifer réussissent à avoir deux vessels (Sam, pour le premier, qui pensait pouvoir le vaincre et le remettre en prison [et franchement, si Lucifer était bien joué précédemment, le jeu de Sam en ce qui le concerne n’était carrément pas convainquant] ; le demi-frère de Sam et de Dean pour le second) et que se passe-t-il lors de la confrontation Lucifer / Michael ? Et bien, je vous le donne dans le mille : Lucifer se demande si tout cela est bien nécessaire… « Franchement Michael, pourquoi se lancer dans un combat à mort ? Je n’en vois pas l’intérêt… »
Tout ça pour ça ? Tuer ton frère pour dire à ton autre frère que t’en as rien à battre de l’Apocalypse ? Merci bien…
Mais le pire, dans tout cela, c’est Chuck. J’aimais bien ce petit prophète, il était amusant. En prime, il a écrit comment l’Impala a sauvé le monde (et ça, c’est un peu la fin que tout le monde voulait avoir). Seulement, à la fin du dernier épisode de la saison 5, il disparaît comme par magie, nous expliquant que nous n’aimions peut-être pas cette fin mais que toute histoire mérite une fin (je suis d’ailleurs d’accord avec lui. J’avais été un peu désabusée, en me disant que Sam avait passé sa vie à sacrifier son bonheur et à se sacrifier pour finalement mourir sacrifié, ah ah ! mais que c’était sans doute réaliste et une fin assez cool, quand même) et que Dean et Sam avait choisi la famille et que ça, c’était bien.
Et là, j’ai envie de m’énerver très fort, parce que cette disparition magique me rappelle que Dieu était censé traîner sur Terre et qu’il est très probable que ce soit lui. Et là, je trouve ce personnage, qui s’est amusé à côtoyer la douleur des frères Winchester, à faire mourir une brochette de personnes prêtes à se sacrifier pour les aider, à laisser ses fils s’entretuer, complètement sinistre. Tout ça pour quoi ? Que deux personnes, censés représentés ses fils, soient choisis pour souffrir uniquement pour voir s’ils « choisissent la famille », ça veut dire quoi ? Finalement, quelle est la morale ? Que Michael et Lucifer auraient dû faire de même ? Ça valait le coup de mettre un bazar pareil ?! Castiel et Bobby reviennent parce qu’ils ont soutenu Dean et Sam, mais qu’en est-il de tous les autres ?
En conclusion, je n’ai pas aimé la fin de la série. J’aurais préféré qu’elle s’arrête à la mort de Sam, plutôt que d’être en colère contre Chuck (Dieu ?). J’imagine que ça aurait dû en être ainsi s’ils n’avaient pas signé pour de nouvelles saisons, puisque la série s’achève sur un Sam rôdant près de la maison où vit maintenant Dean, ouvrant la voie à un retournement de situation et à une saison 6 (que j’ai par ailleurs commencé, elle manque cruellement de rythme et d’intrigue. Ce n’est pas une lenteur intéressante...).
(Ne pensez pas un seul instant que j'ai pu oublier de vous parler de Crowley)

Cette image parle d'elle-même et finit superbement cet article.
16:32 Publié dans Séries | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : supernatural, dean winchester, sam winchester, dean, sam, winchester, john winchester, castiel, trickster, impala, crowley
03.04.2012
Haruki Murakami
Je me rends compte que je ne parle que très peu de livres sur ce blog. J’aurais beaucoup de mal à faire un article sur la majorité des livres dont j’ai envie de parler, je les ai lus il y a trop longtemps et toutes les remarques que je m’étais faites, tous les éléments qui m’avaient plu et que j’avais envie de souligner se sont confondus dans mon esprit. Je préfère donc aujourd’hui vous présenter un auteur que j’aime, plutôt que de préparer des articles confus et vides sur chacun de ses livres.
Haruki Murakami

Il y a quelques mois, peut-être un an (peut-être plus), j’ai décidé d’acheter un livre dont on m’avait énormément parlé : Kafka sur le Rivage d’Haruki Murakami. C’est une histoire que j’avais envie de lire depuis longtemps, principalement parce qu’il s’agit d’un roman initiatique écrit par un japonais (et parce que la couverture était cool. Maintenant qu’elle est violette, je serais beaucoup moins tentée. Je sais, je suis une faible femme qui a besoin de raisons très peu étayées pour craquer sur un livre, un film ou une série).
J’ai été complètement subjuguée par le roman, à tel point que, sans même le comprendre, il fait sans doute partie de mes livres préférés. Vous vous doutez bien qu’après un tel bouleversement je ne pouvais en rester là, j’ai acheté sans hésiter deux autres de ses romans : La course au Mouton Sauvage, à cause de son titre et de sa couverture, et La Ballade de l’Impossible pour sa prochaine diffusion au cinéma. Aujourd’hui, le film est disponible en DVD, mais je ne l’ai toujours pas vu (et, même si je sais que rien n’est gratuit dans les histoires d’Haruki Murakami, je ne suis pas sûre de vouloir voir ce film. Ce qui est plutôt paradoxal étant donné que j’ai vu Shame de Steve McQueen (II), mais là n’est pas le sujet).
J’ai retrouvé dans ces deux autres romans, et principalement dans La Course au Mouton Sauvage, les éléments qui font que j’aime l’écriture d’Haruki Murakami (alors même que je devrais être frustrée, énervée et refermer le livre avec amertume pour ne pas avoir compris le message de l’auteur). En effet, que ce soit dans Kafka sur le Rivage ou La Course au Mouton Sauvage, le lecteur sait qu’il y a un sens derrière les mots (c’est d’ailleurs pourquoi nous lisons des romans initiatiques), mais je ne peux pas prétendre l’avoir découvert. La ligne narratrice est assez simple à suivre et nous plonge bien souvent à la frontière du réel et de l’irréel mais il y a tellement de symbolisme et de métaphores dans ces romans que je ne peux dire avoir découvert le message qui nous était en réalité destiné - chose à laquelle je suis d’habitude réfractaire, mais que j’accepte pleinement quand il s’agit d’Haruki Murakami.
Au lieu d’être irritée par l’auteur (en général, je pense qu’il essaye de nous faire croire à un sens métaphysique alors que lui-même sait qu’il n’y en a pas), j’ai envie de me replonger dans ses romans, de relire chaque ligne, d’essayer de saisir au vol une idée et d’accepter de ne pas avoir compris, une nouvelle fois, ce qu’il essayait de me dire. Haruki Murakami me donne l’impression de vouloir réellement partager sa façon de voir les choses, sans nous le dire noir sur blanc et sans pour autant nous prendre de haut. Comme ses personnages, c’est à nous de faire un bout de chemin pour découvrir ce message, je pense d’ailleurs que poser les mots sur la page briserait un peu de cette magie, de cette atmosphère onirique qui se dégage de ces romans. Je crois bien que je pourrais relire ces livres sans me lasser une seule seconde.
Cette impression a sans-doute été plus forte à la lecture de Kafka sur le Rivage, où l’on croise énormément de personnages qui ont tous, j’en ai du moins eu l’impression, un message à nous transmettre. J’avais beaucoup aimé le découpage de cette histoire où l’on quittait l’histoire d’un des personnages principaux (généralement, là où il est frustrant de nous la faire quitter) pour rejoindre celle de l’autre et finalement nous rendre compte, à la fin, que leurs deux histoires étaient liées.

La Course au Mouton Sauvage est un peu différent, on suit un personnage, ses pensées et ses actions qui n’auront pourtant pas beaucoup d’influence sur le récit. De manière générale, le héros se contente de boire un café, fumer, boire une bière, fumer, boire un bourbon, fumer, avoir des relations sexuelles avec sa girlfriend et rechercher cet étrange mouton qu'on le force à retrouver. Il y a beaucoup de petits détails qui jalonnent ce livre, souvent insignifiants, mais ils reflètent pour moi une façon de montrer l’éphémère et de raconter la vie, même banale, de manière très agréable. Je n'arrive pas à savoir si je préfère ce livre à Kafka sur le Rivage, il faudrait que je relise ces deux romans, mais c'est peut-être bien le cas.
Je n’ai pas beaucoup parlé de La Ballade de l’Impossible car ce roman est assez différent des deux premiers. J’en ai aimé l’atmosphère, la poésie, la sensibilité, mais j’ai été un peu moins emportée par cette histoire où on suit la découverte et l’amour de deux adolescents. L’écriture et la façon de nous conter l’histoire reste celle d’Haruki Murakami : délicate et agréable.
Je comprendrais quiconque ne l’aime pas, ses romans ne sont pas portés sur l’action, il y a toujours un peu de sexualité (mais elle n’est jamais gratuite) et ce peut être franchement désagréable de ne pas comprendre ce que l’auteur a voulu nous dire, de savoir où il voulait finalement en venir. Malgré tout, je crois que je suis tombée amoureuse de sa plume comme je suis tombée amoureuse de la caméra de Wong Kar Wai : je passe mon temps à contempler.
« Toute votre histoire est à dormir debout, tant elle est absurde, mais à l'entendre de votre bouche elle a comme un goût de vrai. » (La Course au Mouton Sauvage)
23:13 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haruki murakami, kafka sur le rivage, la ballade de l'impossible, la course au mouton sauvage
25.03.2012
Whooohooohooo whoooo wooooo
Pour fêter l’arrivée de Jenna-Louise Coleman, j’ai décidé d’écrire un nouvel article sur la série Doctor Who (en vérité, je devais en écrire un depuis que j’ai fini la saison 5 et la saison 6, mais je préfère dire que je fais ça pour fêter son arrivée).

À la fin de la saison 4 et des épisodes spéciaux qui lui faisaient suite, j’avais été un peu déçue par le comportement du Doctor (il faut avouer qu’un extraterrestre presque-millénaire souffrant du syndrome de Dieu est un brin flippant), j’étais donc particulièrement curieuse de voir comment allait être géré le nouveau Doctor, interprété par Matt Smith.
Etant, comme d’habitude, en retard sur les diffusions britanniques (j’ai eu le temps d’avoir tous les épisodes en DVD), je n’avais pas pu passer à côté des photos de Matt Smith (le Doctor), Karen Gillan (Amelia Pond) et d’Arthur Darvill (Rory Williams) et j’avais, forcément, des idées plus ou moins précises sur leurs personnalités. Par exemple, j’étais persuadée que le Doctor était un chien fou-fou, qu’Amy était un peu barrée et que Rory avait une tête de cocker battu qui le rendait cool. Figurez-vous que je n’avais pas totalement tort.
Doctor Who – Saison 5 et 6 (et comme le dirait River : spoilers)
Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre quant aux changements entourant la série : nouveau show-runner, nouveaux membres, nouvelles saisons... J’ai été très vite conquise par la nouvelle équipe (Doctor / Amy / Rory) mais j'ai été un peu moins happée par certains épisodes, je ne saurais pas dire pourquoi, si ce n'est que c'est un problème certainement plus en lien avec les scénarios qu'avec les personnages et que c'est peut-être plus vrai pour la saison 5 que pour la saison 6. Ce ressenti se fait d'un point de vue global, ce qui est d'autant plus frustrant ou étonnant, car je n'ai pas ressenti d'ennui pendant les épisodes et je me suis souvent sentie impliquée. J'ai d'ailleurs été touchée par les personnages, leurs constructions psychologiques, l’humour et leurs relations, ce qui a complètement contrebalancé les petits manquements que j’ai pu ressentir. J'ai donc regardé les épisodes avec plaisir, même si j'ai pu être moins surprise que vous par quelques évènements des saisons 5 et 6, ayant été auparavant gravement spoilé (ce qui a malheureusement joué sur des moments d’émotions, comme vous pouvez l’imaginer)(genre : « ohlala Rory est mort dis-donc » « ah bah quelle surprise, River Song veut dire Melody Pond, fascinant »).
Avant de parler plus particulièrement de chaque personnage, je voudrais revenir sur certains éléments qui ont pu me gêner, comme tous ces problèmes avec les timeline. Normalement, je n’aime pas trop ce qui concerne les voyages dans le temps (je trouve ça illogique), mais Doctor Who est une série qui a su me réconcilier avec ce thème. C’est pourquoi j’ai été un peu gênée par la fin de la saison 5 et de la saison 6, où, finalement, on fait un peu n’importe quoi avec toutes ces timesline alors que le Doctor nous rappelle généralement que « non, c’est interdit, pas touche, ça peut fait très mal à l’Univers. ». Avec le recul, j’ai accepté que le Doctor fasse n’importe quoi à la fin de la saison 5 puisque, de toute manière, l’univers était en train d’exploser (alors bon, quitte à en finir, hein, autant tenter des trucs interdits). J’ai également fini par accepter la fin de la saison 6, notamment parce que Moffat reprend l’idée que j’avais eu en regardant l’épisode Let’s Kill Hitler (qui était « mais pourquoi ne pas utiliser ce robot métamorphe pour sauver le Doctor de l’astronaute-tueur ? ») mais je trouve que Steven Moffat commence vraiment à jouer avec le fil du rasoir et j’espère qu’il ne finira pas par se casser la figure.
Si ces petits aspects m’ont gêné, j’ai vraiment été bluffée par le début de la saison 6 avec les Silences, je ne voyais pas vraiment comme se sortir de ce pétrin et j’avoue que l’astuce employée m’a épatée ! La suite des épisodes n’était pas pour me déplaire (des pirates ? Mais j’aime ! Un épisode écrit par Neil Gaiman ? Comment résister… Des épisodes jouant avec nos peurs ? Mais j’en rêvais !) Alors je suis toujours très enthousiaste quand il s’agit de parler de Doctor Who et d’imaginer la saison 7. Sauf quand Steven Moffat dit des trucs glauques pour nous énerver (c’est malin, hein).
The Doctor

J’avais vraiment imaginé le Doctor comme n’étant qu’un chien fou-fou. Je sais, c’était un peu stupide de ma part de n’imaginer que cet aspect, mais que voulez-vous, je n’ai pas beaucoup d’imagination. J’ai donc été singulièrement étonnée et particulièrement charmée par toute la douceur qui émane régulièrement du Doctor (en plus, il a les yeux qui sourient). Entre cette voix, ces yeux et ces gestes, j’ai littéralement craqué. Dès le premier épisode, vraiment. Le voir prendre le temps de rassurer la jeune Amelia, supplier Amy de le croire pendant 20 petites minutes et les voir se faire des câlins-gotcha, et bien, ça m’a fait fondre. J’ai été étonnée par un autre aspect : le Doctor sait s’énerver (particulièrement quand il cherche à se sacrifier pour sauver les autres et qu’on lui pose des questions à ce sujet). Oh, je sais, j’ai souvent vu le Doctor s’énerver, mais là, c’était un peu différent.
En revanche, j’ai été un peu désarçonnée par les épisodes où le Doctor doit se faire passer pour un humain normal (à titre d’exemple, je citerai l’épisode où le Doctor devient un colocataire un peu envahissant ou l’épisode de Noël basé sur l’œuvre de Dickens) : j’ai eu l’impression qu’on voulait nous faire croire que le Doctor ne comprenait rien à la psychologie humaine, alors même qu’il aime énormément cette espèce et qu’il use régulièrement de la parole et de la compréhension d’autrui pour arriver à ses fins, ou nous faire croire que lui et les femmes, ça faisait quatre, alors qu’il a fait tomber énormément de nana (Ten était déjà un homme facile, on le sait tous). Une fois ces épisodes passés, on oublie facilement ce comique de situation (trop) facile (bon, en même temps, c’était drôle) (sauf la partie sur le foot là…) pour ne retenir du Doctor que ce qui le caractérise vraiment : ses yeux qui sourient (je maintiens), sa gentillesse, sa douceur, sa colère, son énervement et sa tristesse. Car oui, à la fin de la saison 6, on retombe dans un thème récurrent de Doctor Who : le Doctor est un cow-boy solitaire qui vit très mal de mettre ceux qu’il aime en danger. Peut-il voyager seul sans devenir fou ? Jusqu’où peut-il aller sans mettre inévitablement ceux qu’il apprécie en danger ? Comment quitter ceux qu’il aime ? Ah, triste cowboy solitaire.
Je trouve que tous ces traits de caractère le rendent plus vulnérable et plus humain, d’une certaine manière. Je n’arrive pas à savoir si ce sont des changements marquant par rapport aux anciens Doctor, que j’aime tous d’amour vrai (car oui, ils ont tous été gentils et énervés, c’est vrai quoi), quoiqu’il en soit je n’ai pas été déçue par Matt Smith, loin de là. J’ai encore envie de le garder plein plein de saisons, même si je sais que non, il va bien falloir en changer… comme j’ai toujours voulu garder les anciens Doctor très longtemps et comme ils ont dû finalement partir.
Amelia Pond - Like a name in Fairy Tale

J’ai été agréablement surprise par Amy dès le second épisode : alors même qu’elle « fantasme » sur une vie avec le Doctor depuis qu’elle est enfant, elle prend un parti assez différent de ses précédents compagnons : elle est prête à lui cacher des éléments pour le protéger et à ne pas lui obéir pour lui sauver la vie. Amy est une vraie tête brûlée et pour ne rien gâcher, elle est plutôt débrouillarde et autonome. Oh, évidemment, comme les autres compagnons réguliers du Doctor, elle finit toujours pas être prisonnière, mais au lieu de supplier pour sa survie, elle préfère crier sur les personnes qui l’ont enlevée (je me demande même si River n’est pas heureuse de ne pas avoir été officiellement élevée par Amy Pond, se faire gronder par elle, ça doit être effrayant). Quand on ajoute à ces éléments son excentricité (après tout, c’est une kissogramme, une assommeuse et une voyeuse), sa loyauté et son côté un peu dirigiste envers certaines personnes, on ne peut être que conquis par Amy (mais si. Même toi, là, qui ne l’aime pas). J’imagine que son côté décalé et son cran, qui ne me rappelaient jamais d’autres compagnons, ont été beaucoup dans mon affection pour elle.
Pourtant, j’ai été légèrement déçue par son comportement lorsqu’elle refuse de faire confiance au Doctor-tout-blanc-qui-fait-peur-mais-que-quand-même-moi-je-lui-faisais-confiance-et-j’ai-eu-bien-raison (ciel, j’ai oublié le nom !) parce qu’il n’est pas issu proprement de la chair. J’ai trouvé que ne pas lui donner sa chance, à lui ou aux autres, était un peu paradoxale et mal venu - après tout, elle a toujours soutenu Rory lorsqu’il était un soldat romain non-humain créé pour la tuer (et tuer le Doctor, accessoirement) (j’ai été tellement peinée pour le faux-Doctor)(et pour Rory, qui passait son temps à vouloir sauver tous ces faux-persos-blancs) (mais bon, elle se rattrape un tout petit peu à la fin de l’épisode)(mais juste un peu) (la peine a été trop forte).
Il y a un deuxième épisode dans lequel j’ai été déçue par Amy, même si normalement je suis censée la comprendre (même pas, et toc) : elle a renié le Doctor après avoir attendu la moitié de sa vie, seule, encerclée par des robots tueurs, qu’on vienne la sauver. Bon, d’accord, j’imagine que ça ne devait pas être particulièrement agréable et qu’on peut facilement devenir instable psychologiquement parlant dans ce cas-là, mais comment a-t-elle pu douter un seul instant du Doctor, lui qui risquerait sa vie pour la sauver ? Et pour sauver quiconque serait sous ce qu’il estime être sa responsabilité ? Elle aurait plutôt dû le croire mort ! Je sais, je sais, je parais injuste… Mais j’aurais accepté qu’elle soit déçue et en colère, j’ai aimé ses doutes sur sa capacité à plaire à Rory (oh, cette scène avec le rouge à lèvre était tellement..., mon petit cœur a saigné), mais j’ai trouvé ce déni et ce rejet total du Doctor de trop. Je ne sais pas, j’aurais aimé des cris, de la colère, mais pas ça… Et j’ai trouvé particulièrement mal venu la morale faite à Rory concernant le « je t’ai attendu xx années *pas contente* » alors qu’il a tout de même passé plus de 2000 ans assis devant une boîte (bon, d’accord, il ne subissait pas les affres du temps) (et il ne risquait pas de mourir seul et délaissé) (mais on peut dire qu’ils sont quitte, non ?).
Ce doit être les deux seuls moments où j’ai été déçue par elle, en qui j’avais tant d’espoir ! (bon, aller, stop le mélo, je l'adore toujours, uh uh). Elle a pu se montrer injuste à d’autres moment, mais alors, c’était bien traité et cohérent avec les souffrances ressenties. J’ai aimé sa sensibilité (oh, l’épisode avec Van Gogh était tellement triste), le fait qu’elle soit sûre d’elle et j’avais longtemps été assez sceptique par son manque de réaction quant à l’absence de River-enfant. Finalement, le dernier épisode de la saison 6 a été très bien pour cela : la réaction d'Amy, furieuse de ne pas avoir élevé son bébé (enfin ! Il a fallu une réalité parallèle pour que ça revienne sur le tapis) a été violente et sans merci et je suis contente de voir que ça n'a pas été éludé lors du retour à la « réalité », elle s'en veut, se pose des questions et ne sait pas trop quoi en penser (j’avoue que moi non plus).
Rory Pond Williams

Lors du premier épisode, j’avais trouvé Rory assez chou (c’est son air de cocker-battu) : je n’y peux rien, il était perdu les trois-quarts du temps, mes hormones-câlins n’ont pas pu résister. Mais très vite, j’ai eu peur que Rory ne soit qu’un Mickey-bis, passant son temps à freiner du pied lorsqu’il s’agit du suivre du Doctor, tout en faisant de grandes leçons de vie « mais prenons une maison avec un bébé, pourquoi parcourir l’Univers ? En plus c’est dangereux ! »
Fort heureusement, cet aspect de Rory disparait lorsqu’Amy lui avoue que c’est lui et lui seul dans son petit cœur et dès lors, il devient un personnage de plus en plus remarquable. Je pense que c'est une des forces de ce personnage (outre son petit air de cocker-au-grand-nez) : il prend un peu plus d'envergure à chaque épisode : il commence par prendre du plaisir à voyager à travers les époques, il a du courage mais n’est pas très doué (j’aime le voir s’attaquer à des vampires avec un balais), il sait remettre le Doctor à sa place quand il le faut, se mettre en colère (ohlala, je ne me suis pas encore remise de Rory énervé, en romain, qui vient sauver Amy, mes hormones me travaillent encore), il est prêt à veiller plus de 2000 ans sur sa dulcinée, met un coup de poing à Hitler, reste toujours très droit dans ses sentiments et dans sa morale, il comprends les autres, il a un cœur grand COMME CA, il garde son petit côté paumé et je ne sais plus, il est cool, c’est tout. Surtout en romain.
Je sais, mon avis sur lui paraît bien court, mais je n'ai rien à redire. Hi, Rory ! (ah, si, peut-être : non à la queue de cheval) (voilà voilà).
River Song

River Song tient un rôle assez difficile dans cette série, puisqu’elle est la fille volée d’Amy et Rory. Elle doit, en plus de jongler avec le Doctor, jongler avec sa mère et son père (« savent-ils déjà que je suis leur fille ? Ah, non. Surtout, ne rien laisser transparaître ! » « Ah, aujourd’hui, je vais devoir mentir à ma mère. Cool ! »). Certains passages devaient être inévitablement pénibles pour elle, notamment quand elle explique à Rory qu’un jour le Doctor ne la reconnaîtra pas et que ça la tuera (heureusement qu’il ne sait pas encore qu’il est son père, sinon vous laisse imaginer le désespoir pour lui de voir sa fille dans cette situation « Salut papa, à partir d’aujourd’hui je suis vouée à une vie de malheur »). Ce passage est également pénible pour nous, puisqu’il nous rappelle forcément le double épisode de la saison 4 où River décide de se sacrifier pour sauver le jeune Doctor (petit rappel pour ceux qui ne suivent pas : elle n’est pas vraiment morte, elle fait partie de la mémoire de la bibliothèque et elle élève maintenant de faux enfants, su-per quoi).
Malheureusement, si je n’ai rien contre son personnage, je ne me suis pas autant attachée à elle qu’aux autres. Disons que son absence à l’écran ne me gênait pas, même si je trouve son personnage bien pensé, alors qu’il devait être complexe à gérer (avec toutes ces histoires de timelines embriquées les unes dans les autres en mode poupée-russe, franchement, il y avait un sacré défi à relever !). Mon manque d’attachement est d’autant plus surprenant que tout est fait pour qu’on ressente une forte empathie pour son personnage : la première fois qu’on la rencontre sont ses derniers instants de « vie » et la fin de sa relation avec le Doctor. La suite, n’est que le « comment River en est arrivée là » et « qui est-elle vraiment ? ».
Ce traitement n'est pas des plus joyeux puisque nous ne pouvons assister qu’aux moments douloureux de River : elle se rend compte à chaque fois un peu plus que le Doctor ne partage pas encore « son histoire » et qu’inévitablement, elle va finir par le perdre alors que lui ne fera que construire leur relation. Pourtant, elle a connu de beaux moments en sa compagnie, ils ont été heureux, ont connu le bonheur... mais ce ne sont que des anecdotes semées de ci de là dont on ne saura jamais rien. Nous n’avons le droit qu’à une histoire mélancolique, mais leur histoire aurait-elle pu être traitée autrement ?
J'ai vraiment aimé ces deux saisons (même si : attention Moffat ! I'm watching you!) mais j'ai maintenant très envie de replonger dans la première saison, revoir mon premier Doctor, revoir Rose, retomber sur David Tennant, éviter Martha (oui, bon, pardon…), rire avec Donna, Oier avec Amy (ah, on me signale que Donna Oi ! aussi), romaniser avec Rory et finalement accueillir Jenna-Louise Coleman. Et ne me demandez pas de choisir. Je ne peux pas. Je les aime tous. Je peux seulement écarter Martha. Et Mickey.

(D'accord) (ce n'est qu'une excuse pour revoir Rose)
15:20 Publié dans Séries | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : arthur darvill, karen gillan, matt smith, jenna-louise coleman, doctor who, the doctor, doctor, amy pond, amelia pond, rory, amy, rory williams, river song, melody pond
19.03.2012
An Education
Il y a quelques temps est sorti au cinéma le film An Education, film dont j’ai toujours repoussé la date à laquelle je le regarderai. En effet, après avoir raté sa diffusion au cinéma, j’ai tellement traîné en longueur pour l’achat du DVD que c’est finalement une amie qui me l’a offert. Même avec le film en ma possession, il a encore fallu plusieurs mois pour que je le regarde, ce qui est une manie assez récurrente chez moi (j’ai, par exemple, acheté Inception lors de sa sortie en DVD et je ne l’ai toujours pas vu).
J’avais pourtant très envie de voir ce film pour plusieurs raisons, plus ou moins pertinentes : j’aimais bien l’acteur, j’aimais bien l’actrice et, enfin, j’aimais bien les costumes et la photographie. Je ne sais pas pour quelle raison je prends autant de temps à voir certains films ou certaines séries qui m’intéressent (au point de finir par connaître beaucoup trop de choses…), mais j'ai fini par m'y habituer. C’est donc avec un énorme décalage que je publie ce billet.
An Education – ou là où je raconte tout le film

Jenny, l’héroïne du film, partait avec un bon capital de sympathie puisqu’elle est jouée par Carey Mulligan (que vous avez pu voir dans deux adaptations de Jane Austen, dans Doctor Who, dans Drive et dans Shame). Souriante, amusante, cultivée, passionnée et intelligente, cette adolescente de 16 ans va rencontrer par hasard David, un trentenaire qui raccompagnera son violoncelle un jour de pluie.
Le rencontrant de nouveau, une relation se créée entre eux. David aime sa jeunesse et sa passion et Jenny adore la vie qu’il lui offre, pleine de culture, de nouveauté, de passion et de vie. Charmant et charmeur, David sait se faire apprécier, d’autant plus qu’il cultive l’apparence de la richesse et de la gentillesse, ce qui lui donne beaucoup de crédit auprès des parents de Jenny. Sachant manier les mensonges avec habilité, il arrive à l’emmener un peu partout à travers le pays et même en France, où elle perdra sa virginité avec lui.
Je ne connais pas vraiment les mœurs de l’époque, mais j’ai été étonnée que cette relation ne puisse gêner que les membres de l’école à laquelle appartenait Jenny. Que les amis de David ou de Jenny n’essayent pas de s’interposer ne semble pas très étonnant, mais que les parents de Jenny la pousse vers cet homme, (pour son bien, certes, puisqu’il semble pouvoir lui offrir une vie plaisante et sécuritaire), même si on voit qu’il tient sincèrement à elle, m’a un peu gêné.
Alors qu’elle est habituée à ses mensonges et à sa vie faite de larcins, Jenny accepte de ne pas passer ses examens finaux (qui lui permettraient d’aller à Oxford) et de se marier avec lui. Ses parents y voient là un mariage avec un bon parti, qui a su les charmer et les seules personnes essayant de s’interposer sont ses professeurs (bon, les raisons ne sont pas toujours superbes : on veut soit la protéger [bien !], soit protéger la réputation de l’école [moins sympa]). Ses professeurs doivent essuyer la colère et l’impétuosité de Jenny, qui refuse de vivre leurs vies ennuyeuses maintenant qu’elle a goûté à une passion qu’ils ne connaîtront jamais (d’après elle).
Finalement, on apprend qu’elle a parié sur le mauvais cheval puisque, oh surprise (bon, en vrai, j’ai vraiment été surprise), David était déjà marié et père de deux enfants. Jenny n’a pas été la seule fille avec laquelle il a mené une double vie (mais elle fut sans doute la plus jeune), et, même s’il l’aimait vraiment, il ne quittera pas sa femme, plaçant ses enfants au-dessus de tout. La situation s’avère encore plus malsaine par la proximité de la maison familiale de David avec celle de Jenny.
Désespérée et malheureuse, Jenny décide de reprendre sa vie en main, recontacte le seul professeur qui avait foi en elle, grâce à qui elle sera finalement être admise à Oxford, où elle mènera une joyeuse vie d’étudiante, tindin, c’est la fin de l’histoire. Je sais, raconté de cette façon, l’histoire n’est pas vraiment palpitante.
An Education - (c'est là que je dis que c'était joli) (mais que quand même, Jenny a abusé) (enfin, elle a fait sa crise d'ado, quoi)

J’ai aimé plusieurs aspects de ce film, dont, vous l’aurez sûrement deviné avant que je ne l’écrive : l’ambiance, l’atmosphère et la photographie. Les costumes, les coiffures et les décors sont vraiment beaux. On a presque envie de retourner à cette époque, malgré le statut des femmes, et de vivre la vie qu’a connue Jenny. Je souligne mentalement le « presque », je me sentirais bien trop prisonnière pour réellement apprécier la vie à cette époque. En revanche, pour le film en lui-même, j'ai été un peu plus mitigée (sans doute à cause du petit côté malsain qui se dégage par moment, avec, notamment, l'infantilisation de Jenny par David. Mais j'ai été vaincue par les costumes, tout ça, je suis une fille facile).
À ce propos, je trouve que le personnage de Jenny a été bien choisi : elle combine l’évolution d’une époque et l’évolution d’une adolescente ; elle représente cette quête de liberté et d’indépendance qu’ont connues les femmes de cette période. Obligée de supporter des études et des limites qui ne lui permettront pas de trouver un travail épanouissant, mais seulement un bon mari, Jenny rêve de voyages, de concerts, de culture et de passions. Et, la folie de la jeunesse aidant, elle arrive à connaître cette vie dans les bras de David, qui, pourtant, flirte avec une moralité qui ne lui plaît pas toujours. Elle permet également de poser les bonnes questions sur cette éducation qu'elles reçoivent, pour ne finalement rien en faire, si ce n'est éduquer d'autres jeunes filles ; et sur le rôle des parents qui ne semblaient être qu'à la recherche d'un bon parti. Les mœurs de l’époque, cette ère de changement, les questions soulevées, les envies, bref tous ces éléments reflétant un instant donné avant la bourrasque des années 70 ont été bien intégré dans le film et ce, sans l’appesantir ou le rendre trop scolaire.
"You have no idea how boring everything was before I met you. "Action in character", our English teacher says. I think it means that if we never did anything, we wouldn't be anybody. And I never did anything before I met you."
Ce vent de liberté a-t-il été pour autant une bonne chose pour Jenny ? Ah, ciel… Jenny a eu la chance d’être une jeune fille intelligente et ayant le soutien d’un excellent professeur, malgré toute la mauvaise foi dont elle a fait preuve à son égard. Comme elle n’a, finalement, que 16 ans, on arrive à l’excuser alors même qu'elle a pu se montrer particulièrement peste (être au centre de l'attention lui est monté à la tête).
Il est évident qu’elle a voulu devenir une femme, mener sa vie comme elle l’entendait et elle s’est jetée la tête la première dans les paillettes, en oubliant que les passions peuvent être vécue d’une autre façon (plus légale) et sans pour autant dénigrer les autres. En faisant ses erreurs de jeunesse, en se soumettant volontairement à de mauvaises influences, elle a fini par être touchée par le revers de la médaille, ce qui fut plutôt mérité (elle a été odieuse et tenu des propos blessant). Cette « infortune » lui sera bénéfique, car elle lui permettra de grandir et de vivre de manière plus saine, notamment grâce à ce fameux professeur (une femme) qu’elle trouvait auparavant insipide. Grâce à elle, elle arrivera à trouver un juste milieu, elle verra que la passion peut se vivre d’une manière plus « calme » et plus juste si on s’en donne les moyens et que, finalement, la vie de professeur n’est pas forcément synonyme d’ennui.
C’est cela, aussi, que j’ai aimé : on tombe dans une ère révolue, un moment de flottement dans les années 60 avec beaucoup de joie, de nostalgie, de tristesse (sérieusement, il n’est pas affreusement triste le personnage de David ? Il est pathétique, pas franchement sain et complètement paumé) et, pourtant, il y a des moments très justes qui nous rappellent qu’aujourd’hui encore, être heureux, ce n’est pas forcément foncer tête baissée dans la passion. En conclusion, je pense que le terme de joli s'adapte bien au film (puisque, je le rappelle, j'ai été un peu mitigée après l'avoir vu).
16:00 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : an education, carey mulligan, peter sarsgaard
13.03.2012
Being Human
Lors du tournage de la saison 2 de Sherlock, une nouvelle avait fait grand bruit auprès de quelques membres du forum que je fréquente : Russell Tovey ferait parti du casting. Son apparition dans la série Doctor Who (il s’agit d’Alonso, on ne le voit que brièvement dans deux épisodes) et dans une autre série dont je n’avais jamais entendu parler a été souligné. Ma méconnaissance de cet acteur ne m’a pas aidé à comprendre cet engouement pour ses oreilles décollées et j’ai laissé cette information se perdre au milieu de toutes les autres.
Seulement voilà, l’épisode 2 (The Hounds of Baskerville) a été diffusé sur la BBC, je l’ai regardé et j’ai été plus qu’impressionnée par la prestation de Russell Tovey. Je n’ai pas l’impression d’être qualifiée pour parler du jeu d’un acteur (encore moins quand j’apprécie un acteur, ce qui ne rentre pas en ligne de compte ici puisque je ne le connaissais pas) et je crains un peu les rôles « dramatiques » où l’on doit être triste, déprimé et pleurer : il est souvent difficile d’être juste sans en faire trop ou d’être tout simplement convainquant. Seulement voilà, je l’ai trouvé juste, convainquant et avec des émotions. J’ai été tellement convaincue que j’ai voulu le revoir à l’écran : j’ai recherché qu’elle était cette série dans laquelle il jouait et c’est là où mon introduction sur Being Human se termine.
BEING HUMAN - SPOILERS

Cette série existe sous deux versions : une version américaine (plus récente) et une version anglaise, plus ancienne, qui en est déjà à sa quatrième saison. D’après ce que j’ai rapidement lu sur le web, le scénariste semble être le même pour les deux versions, c’est pour cela que je risque de ne pas regarder la version américaine si seuls les acteurs changent.
BEING HUMAN : Le Pilote
En 2008 la BBC a eu l’idée de proposer plusieurs pilotes de séries et de commander la saison 1 des séries ayant fait une bonne audience, Being Human fut une des heureuses gagnantes. Les éléments clefs de ce succès ont sans doute été le ton du pilote ainsi que les acteurs principaux choisis (George, Mitchell et Annie), les méchants ne brillants pas particulièrement à mes yeux (je n’ai pas aimé leurs jeux) (mais encore une fois, je ne suis pas vraiment qualifiée pour parler du jeu des acteurs).
Un thème cher à mes yeux (qui est, par exemple, régulièrement au cœur de la série Doctor Who) se dégageait également de ce pilote : la place de l’humain dans l’univers créé. Le titre de la série est ici assez explicite : être humain. Que signifie être humain ? Quels sont les défauts et les qualités de l’humanité ? Peut-on se battre pour rester humain ? Oh, pardon, c’est là que je dois parler un peu plus en profondeur des personnages de la série, et vous dire, par exemple, que George est un loup-garou, Mitchell un vampire et Annie un fantôme. Voilà, c’est fait.
J’ai beaucoup aimé certaines scènes de ce pilote, comme l’introduction qui permet de comprendre les sentiments de George - qui considère que la solitude est la seule alternative pour rester humain (j’avais d’ailleurs aimé le réveil perdu avec le daim) - et le combat quotidien que doit mener Mitchell pour ne pas faire de la ville de Bristol un buffet à volonté (combat qui n’est pas toujours réussi, nous devons l’avouer). J’ai d’ailleurs trouvé que, d’une manière générale (si on oublie la partie avec le gang de vilains vampires), l’histoire de George et Mitchell était bien introduite : je suis tombée amoureuse de la façon dont ils se sont installés dans l’appartement (George, hystérique [hiii, the kitchen, hiii the garden], Mitchell qui lui met une main aux fesses, tout ça), de la manière dont les questionnements et déceptions auxquels ils étaient soumis ont été amené. J’avais trouvé ça très naturel et je ne peux qu’avouer avoir été un peu triste par rapport à l’épisode 1 de la saison 1 où toutes ces petites choses qui avaient fait le charme du pilote ont disparues ou ont été remaniées.
En parlant des choses charmantes qui disparaissent, nous pouvons parler des acteurs : le temps que le pilote soit retenu, une grande partie du casting est devenue indisponible. Ce fut un bien pour les personnages apparaissant comme les méchants du pilote, mais nous devons déplorer la perte de Mitchell, qui arrivait pourtant à être un personnage calme, distant et mystérieux, sans en faire trop (et pourtant, ça pourrait être tellement caricatural). Nous regretterons ces moments passés dans la baignoire et à faire le ménage un bouquin à la main. Nous avons également le déplaisir de vous annoncer la perte d’Annie, qui était pourtant amusante et très terre à terre (répondre « buying Colin Firth » à la question « que ferais-tu avec £10.000 » est pertinent). De toutes ces personnes que nous aimions, il reste George, ce qui est plutôt bien parce que George est doux, George est chaud mais George n’est vraiment pas pratique (surtout les soirs de pleine lune) (quoiqu’encore, ça dépende des cas) (mais je ne vais pas spoiler la saison 1 pendant la partie sur le pilote, je vais spoiler la saison 1 dans la partie consacrée à la saison 1).
Il y a cependant des défauts à ce pilote, le premier étant qu’il n’est pas disponible à l’achat (traîtres !). Les autres sont des éléments scénaristiques (je n’ai, par exemple, pas aimé cette histoire de confrérie de méchants vampires voulant conquérir la Terre, mais j’admets que leur existence est nécessaire dans la saison 1 pour des raisons de questionnements existentiels et d’avancement scénaristique) ou de construction (attention, c’est un autre point où je n’ai pas les qualifications requises pour émettre des critiques positives ou négatives) : je n’ai pas aimé la gestion de la musique, il y a par moment trop de morceaux différents qui s’enchaînent et qui me font « sortir » de la série plutôt que de me conforter dans l’ambiance créée. C’est un défaut que j’ai retrouvé dans la saison 1, mais moins prononcé.
Quoiqu’il en soit, cela nous mène directement à la saison 1, à ses défauts, à ses problèmes dans la construction des personnages et au fait que je suis une fille facile en ce qui concerne les séries, car malgré tous ses défauts, j’ai acheté trois saisons sur Amazon (ce qui implique que j’ai aimé cette série et que j’ai envie de voir la manière dont ils vont traiter ces questions d’humanité et les personnages) (moi j’aime les personnages)).
BEING HUMAN – SAISON 1
La saison 1 débute avec la voix d’Annie qui nous explique que certaines personnes sont mortes, comme elle - vouée à la solitude, ou Mitchell, voué à subir des pulsions animales ; que d’autres auraient dû mourir, comme George, condamné à avoir des cicatrices (pas seulement physique, soyons clair) et qu’aujourd’hui, elles vivent ensemble, comme des réfugiés. La scène d’après, nous les voyons, heureux, recevoir la pizza commandée et nous savons que cette petite vie créée va voler en éclat. Cette introduction n’est pas mauvaise, mais je regrette le côté naturel du pilote où on s’immergeait doucement dans la vie de George et Mitchell puis d’Annie. Ici, j’ai plus l’impression d’atterrir au beau milieu de leurs vies, mais c’est un choix qui peut être compris pour des raisons scénaristiques.

Aidan Turner a été choisi pour incarné Mitchell dans cette série et, ayant récemment appris qu’il était irlandais, j’excuse ses erreurs de jeux (quand je vous disais que j’étais faible). Commençons par les points positifs : il faut avouer qu’Aidan Turner n’a pas de problème pour jouer l’homme dragueur, amical, doux, gentil, content, bref… pour jouer le voisin parfait. Il sait même jouer la personne triste ou déçue. Malheureusement, je trouve que son jeu est beaucoup moins convaincant quand il s’agit d’avoir l’air grave, énervé, en colère, menaçant ou bien embêté par des questions existentielles. Ce problème m’avait frappé dans le premier épisode, lors de la présentation des personnages, mais il faut avouer que j’avais du mal à me dégager du Mitchell du pilote, qui avait un jeu complètement différent. Fort heureusement, la série est construite de façon à ce que le personnage nous soit agréable (par son côté sociable, parce qu’il veut arrêter de faire des humains son garde-manger, parce qu’il a des regrets...) et on finit naturellement par oublier le Mitchell du pilote pour ne garder que le Mitchell de la série. Pour être tout à fait honnête, je pensais ne pas l’aimer, alors qu’aujourd’hui je le trouve attachant et vraiment bien pour le rôle. J’espère néanmoins que ce petit problème de jeu va s’atténuer dans les futures saisons, car je viens de recevoir mon coffret et les photos ne parlent pas en sa faveur (il n’avait qu’à sourire au lieu d’essayer de faire le mec dangereux).
De manière générale, son personnage est plutôt bien géré d’un point de vue « cohérence psychologique », même s’il y a quelques défauts. Mitchell a une façon d’être assez logique : il est sociable, il aime bien les humains, il veut aider George à s’accepter, il aime bien Annie, il protège ses amis et il a toujours des doutes quant à sa possibilité de renier ses besoins vampiriques. J’ai trouvé, cependant, que certains moments de doutes ont été mal amené, notamment suite aux problèmes qu’il a connu lorsque ses voisins ont cru qu’il était un pédophile (le tout conduisant à la mort de son jeune voisin, percuté par une voiture). Décidant que l’humanité était monstrueuse, il décide de revenir à sa nature vampirique, à recruter des gens et à aider les méchants vampires à conquérir le monde (mais uniquement si les humains sont d’accord, et toc). J’ai trouvé ça maladroit, surtout lorsqu’on connaît les manières employées par la vilaine clique (total pas raccord avec la moralité de Mitchell) et quand on sait qu’il a traversé des guerres, des décennies et qu’il travaille dans un hôpital où tout type d’humanité se côtoie. Néanmoins, quand on se rappelle les regrets qu’il a eu après avoir transformé Lauren, quand on sait qu’il a refusé de « sauver » (ou plutôt condamner) sa jeune collègue blonde, alors il est facile de comprendre cette colère et cette haine qu’il doit ressentir plus envers lui-même qu’envers cette humanité qui l’aurait poussé à transformer un enfant à une vie qu’il cherche à fuir. Si je n’ai rien contre cette dimension psychologique du caractère de Mitchell (qui est juste par rapport au personnage, avec tous les regrets qu’il transporte c’est normal qu’il finisse par partir en vrille), je l’ai trouvé maladroitement amené ou joué (même si la discussion avec son amour de jeunesse permet de ramener ça sur un plan plus convaincant). Cela dit, je n’ai, au final rien à redire sur le personnage de Mitchell, qui de toute manière, reprend sa lutte contre la marche dominatrice vampirique. Wouhou Mitchell.
En revanche, les incohérences concernant George et sa copine blonde m’ont un peu plus gêné. Je n’ai pas vu de problèmes de jeu quant à George (même si pour le coup, Russell Tovey maîtrise mieux les aspects dramatiques qu’homme heureux de son jeu) et son personnage, timide, est attendrissant : il refuse d’admettre sa condition, il dissocie le loup de lui-même, refuse de se transformer dans sa maison (oh, je connais cette volonté de séparer deux mondes, même si je n’ai pas de problème de lycanthropie) et serait prêt à refuser qu’Annie reste dans sa maison à cause de son statut de fantôme. Même s’il est incroyablement injuste envers Annie (la pauvre, ce n’est pas sa faute si elle est morte), George est touchant parce ce qu’il cherche désespérément à se créer un havre de paix et à fuir tout ce qui lui rappelle son statut de loup garou. George reproduira souvent ce schéma « je suis injuste envers certaine personne », sa volonté de garder sa vie de loupiot « à part » prenant le dessus - même si, peu à peu, il accepte de laisser « les autres » entrer dans son monde (pour preuve, il finit par aimer Annie) (de façon platonique) (je vois plus Annie finir avec Mitchell) (si tant est qu’un fantôme puisse finir avec un vampire). Je trouve ce défaut agréable car il nous rappelle que ce personnage n’est pas parfait (et j’aime quand les héros ne sont pas parfait, pour le coup je suis servie) et qu’être humain, c’est aussi avoir des défauts.
Sa timidité, sa façon de rejeter ce qui n’est pas humain, d’être injuste envers tout ce qui lui rappelle ce qu’il est, sa colère, son envie d’être quelqu’un de bien et sa gentillesse sont des éléments tout à fait cohérent avec sa nature et je les trouve intrinsèquement liés à sa personnalité. C’est pour cela que j’ai été incroyablement déçue par un épisode où je n’ai toujours pas admis le comportement de George, complètement sous l’emprise d’un autre loup-garou. Alors que Mitchell a toujours soutenu George et a toujours voulu lui faire admettre sa nature sauvage (graaou), George devient parfaitement déloyal en prétendant le contraire et, pire !, alors qu’il a toujours cherché à ne pas se soumettre au loup en lui et à rester humain, il tient des propos très durs envers Annie qui a été agressée, avant de partir main dans la main avec Méchant-Loup-Garou. Si des paroles à côté de la plaque et / ou dures auraient pu être crédibles (après tout, grâce à ce loup-garou, à qui tout réussi, il peut enfin se sentir à sa place : c’est normal qu’il cherche à lui ressembler) j’ai trouvé cela bien trop en dehors du personnage pour être vraisemblable : après ces paroles, il aurait dû s’en vouloir et commencer à réfléchir.

J'ai eu la même tête que Mitchell à ce moment là. How dare you?
J’ai encore été plus énervée par la question « tu ne m’abandonneras pas ? » posée à l’autre loup (comme si Mitchell l’avait déjà laissé tomber !) et les raisons qui l’ont poussé à redevenir le George que l’on connaît et qu’on apprécie : Méchant-Loup est le loup qui l’a attaqué en Ecosse. Sérieusement ? C’est uniquement pour cette raison qu’il finit par le fuir ? Pas simplement parce que c’est un enfoiré ? J’ai été tellement dé-çue par cet épisode qui aurait pu ou dû être traité d’une façon plus cohérente où, oui, George aurait été vilain et méchant (c’est ça aussi être humain, c'est faire des erreurs stupides) mais en reconnaissant ses propres limites. J’aurais même admis qu’il dise à Annie ce qu’il lui a dit si cela lui avait permis de comprendre qu’il fallait qu’il change de fréquentation et qu’il devenait quelqu’un qu’il n’aimait pas. Mais non. C’est parce que l’autre l’a transformé et lui a menti. Mais zut, quoi ! C’est tellement… peu George ! (oui, je connais mieux George que le scénariste lui-même).
Voilà, j’ai été en colère à cause de cet épisode, je veux bien que George tourne mal à un moment, mais il faut que ça soit bien traité. Enfin bon. Par la suite, George redevient George, avec ses mêmes questionnements, en faisant des choix difficiles et en voulant aider ses amis. Dans le dernier épisode, on apprend comment Mitchell et George se sont rencontrés, c’était plutôt touchant (et ça a rendu l’incohérence susmentionnée encore plus incohérente), d’autant plus que nous savons tous que George essaye de la faire à l’envers à Mitchell et à Annie et que c’est lui qui va jouer avec Vilain Vampire un soir de pleine lune (non mais genre, il irait laisser Mitchell se faire tuer, vous croyiez qu’on allait le croire ? Alors même que sa « lâcheté » serait cohérente avec son personnage ? Mais nan, quoi, on a la foi en George, nous) (vous avez vu comme il a dit « It got my attention » ? hiiii)(mais genre « hiii » quoi) (hiii).
J’ai un peu peur pour la suite car Mitchell a raison, mon loupiot a dépassé une limite qu’il s’était fixé : on sait maintenant qu’il accepte le loup en lui (ou, du moins, qu’il accepte que ça fasse parti de lui, est-ce qu’il accepte pour autant ce qu’il est ? C’est une autre question…), mais nous ne savons pas encore comment il va réagir à ce « meurtre », qui était nécessaire pour protéger ses amis (voir, l’humanité) (quel type bien ce George) (et ce Mitchell, qui était prêt à se sacrifier, lui aussi, d’une manière un peu plus définitive, quel vampire !). C’est un traitement qui sera intéressant dans la suite de la série, comme celui de la question « comment George va-t-il réagir en apprenant que sa dulcinée est toute pleine de nouvelle cicatrice à cause de lui ? Oups ! ».
Je sais que cela risque de jouer en ma défaveur (vous allez croire que je ne regarde les séries que pour les hommes, ce qui est faux), mais je n’ai pas grand-chose à dire sur Annie : j’ai trouvé son personnage bien traité, que ce soit dans son amour démesuré pour son ex-fiancé, ses colères, ses doutes ou sa colère. Sa volonté de se venger de son meurtre a été très bien justifiée par l’intermédiaire de George qui lui explique que c’est une réaction humaine et que tout ce qui est humain n’est pas forcément bon.
La Annie du pilote pouvait paraître plus amusante ; la nouvelle Annie est un peu plus larmoyante, mais je la trouve touchante et vraie. J’aime voir son attachement pour George et Mitchell, au point de ne pas accéder au… enfin… à l’espèce de mort qui fait flipper tout le monde, là. Je me demande comment son personnage va être traité par la suite, puisqu’on a réglé le problème avec son ex (ouhou, il va leur amener des problèmes celui-là) qui était la source des questionnements du personnage dans la saison 1. Maintenant, nous savons qu’elle a de nouveaux pouvoirs, mais quelle va être sa quête ? Quelles seront les sources permettant à Annie de se poser des questions ? Je suis vraiment intriguée, je n’ai pas de piste sur ce sujet, je suis donc plutôt contente.
Malheureusement, je ne peux pas dire que je suis contente de la relation entre George et Nina. Bon, le problème numéro 1, c’est que je ne suis pas fan de Nina et j’aurais bien aimé trouver la compagne de George chouette, mais bon, passons, ce n’est pas moi qui sort avec. Le fait est que je ne comprends rien à la psychologie de Nina : elle passe de la nana énervée, choquée et haïssant George (il faut dire qu’il y était allé fort) à la fille étonnamment dingue de lui, au point de lui apprendre les joies de la sexualité (même si ce n’est pas une sexualité qui lui convient…), de se battre pour lui alors qu’ils ne se sont vu qu’une ou deux fois et qui, en prime, se donne le droit de s’énerver d’être « mêlée » à des trucs alors que depuis le début il lui dit de rester loin de lui. Il y a quelques passages entre eux que j’ai bien aimé, où j’ai trouvé les discussions vraies et convaincantes, mais de manière générale, je ne comprends rien à son personnage.

J’ai cru avoir bien aimé la fin de la saison 1, quand elle lui demande de lui dire qu’il l’aime et quand elle lui dit « tu as vraiment essayé de me tenir à l’écart de tout cela, n’est-ce pas ? » après avoir découvert qu’il se transformait en monstre sanguinaire toutes les nuits de pleine lune (c’était chouette, ça promettait une réflexion entre humaine qui comprend et un loupiot repentant). Mais après… après, j’ai été désappointée : j’avais bien envisagé le fait qu’elle ait été griffée, mais j’avais espéré m’être trompée. Malheureusement, non, on nous a bien montré ses griffures. Voir comment elle réagit à cela (et surtout, voir comment réagit George lorsqu’il va apprendre qu’il a transformé quelqu’un, le pauvre) va sûrement être intéressant, mais je suis particulièrement déçue que ce soit elle qui ait été changée en loup-garou, alors même qu’elle vivait une relation avec un loup-garou : je trouve ça trop facile. N’aurons-nous donc pas de questionnement sur « puis-je continuer à être avec lui malgré son statut ? Puis-je survivre à ce monde que je ne connais pas ? ». Là, finalement, si jamais ils continuent à être ensemble, ce ne sera qu’un loup-garou avec une loup-garou, ces questionnements disparaissent. Je trouve ça dommage, mais je ne veux pas être médisante et je vais attendre de voir comment cette relation va être traitée, et comment d’autres relations peuvent être traité.
Pour conclure sur les défauts, il faut bien sûr que je parle des grands méchants de l’histoire : la clique de vampire qui veut dominer le monde ! Ils sont parfois caricaturaux (oh.mon.dieu la nana de la cantine !) (oh.mon.dieu le grand méchant qui attaque Mitchell avec un air dément)(je le trouvais bien avant), mais ce qui m’a surtout gêné, c’est toute cette histoire qui ne m’intéresse pas. Je n’avais pas envie de voir une histoire où les héros se battent pour défendre la Terre d’envahisseurs sanguinaires. Ce qui m’intéressait vraiment, c’était les questionnements psychologiques et, juste pour ça, je vais tolérer voir accepter l’existence de cette méchante clique, puisqu’il faut bien admettre qu’ils sont l’élément déclencheur de beaucoup de questions sur les conditions de vampire, loup-garou, fantôme et sur ce qu’est « être humain ».
En conclusion, je dirai que malgré ces défauts (et malgré ce loup très mal réalisé), je me suis attachée à cette série et surtout à ses personnages, ce qui tombe bien puisque c’est pour cela que je la regarde (hiiii Mitchell) (hiii George) (hiiii Annie). Si la série continue à traiter correctement ces aspects et les personnages, à poser des questions sur ce qui est bien, mal et être humain, je ne vais pas être déçue.
Je remercie donc particulièrement Filipa, grâce à qui j’ai regardé et apprécié cette série, parce que si ce n’est pas forcément une série que je recommanderai à tout le monde, je la trouve attachante et c’est ce qui compte.
00:28 Publié dans Séries | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : being human, russell tovey, aidan turner

